L’ambassadrice des États-Unis au Burkina Faso, Joann Lockard (robe koko dunda).
L’ambassade américaine au Burkina Faso a redit son engagement en faveur d’un partenariat durable avec le Burkina Faso. Lors d’une réception le 26 juin à Ouagadougou, en prélude au 250e anniversaire de l’indépendance de son pays, prévu le 4 juillet 2026, l’ambassadrice Joann Lockard a annoncé la création d’une Chambre de commerce américaine au Burkina Faso. Elle a plaidé pour un renforcement de la coopération économique entre les deux pays.
Par Elie Fagnaan
Les États-Unis vont poursuivre leur partenariat avec le Burkina Faso malgré les défis sécuritaires et les divergences qui ont pu marquer leurs relations.
C’est le message délivré par l’ambassadrice des États-Unis au Burkina Faso, Joann Lockard, lors de la réception à Ouagadougou.
La cérémonie a également marqué les 66 années de relations entre Washington et Ouagadougou. La représentante américaine a insisté sur la solidité de cette coopération.
« Notre engagement aux côtés du peuple burkinabè demeure entier », a déclaré Joann Lockard. Elle a rappelé que les États-Unis ont toujours accompagné le Burkina, aussi bien dans les périodes de convergence politique que lors des moments de divergence.
L’ambassadrice a souligné que les deux peuples partagent des valeurs communes, notamment l’attachement à la souveraineté, à la liberté et à la justice.
Elle a évoqué les défis sécuritaires auxquels fait face le Sahel. Elle a déclaré que que les nations confrontées au terrorisme ne doivent pas être abandonnées.

Pour illustrer la solidité des relations entre les deux pays, la diplomate a cité un proverbe moaga : « Les dents mordent parfois la langue, mais elles ne se séparent jamais. »
Au-delà des questions sécuritaires, Joann Lockard a mis l’accent sur le développement économique. Les États-Unis poursuivent plusieurs programmes destinés à soutenir les entreprises burkinabè et à favoriser les investissements privés américains au Burkina Faso.
Elle a indiqué que les partenariats entre entreprises des deux pays contribuent au transfert de technologies, au renforcement des compétences, à la création d’emplois et à l’ouverture de nouveaux marchés.
« Lorsque les entreprises américaines et burkinabè travaillent ensemble, toutes les parties en tirent profit », a-t-elle affirmé.
L’ambassadrice a profité de cette rencontre pour annoncer la création d’une Chambre de commerce américaine (AmCham) au Burkina Faso.
Placée sous la présidence de Karim Lankouandé, cette nouvelle structure aura pour mission de développer les échanges commerciaux, de réduire les obstacles au commerce et de rapprocher les opérateurs économiques burkinabè et américains.
Joann Lockard conclut son intervention en rappelant que les États-Unis respectent pleinement la souveraineté du Burkina Faso ainsi que son droit à définir librement ses choix politiques et économiques.

