Le secrétaire adjoint Garcia et le ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop.
Les États-Unis ont affiché leur soutien à la décision du Mali, du Burkina Faso et du Niger de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI). Washington affirme respecter la souveraineté des États de l’Alliance des États du Sahel (AES) et critique une « justice sélective » ainsi que des procédures judiciaires qu’il juge instrumentalisées.
Par Elie Fagnaan
Cette position a été officialisée à l’issue d’un entretien entre le secrétaire d’État adjoint américain, Frank Garcia et le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop.
« Les États-Unis respectent la décision de chaque nation de quitter une Cour plaignante de justice sélective et de procédures judiciaires armées. », précise une note américaine.
Les échanges ont porté sur la notification officielle du retrait du Mali de la CPI. Selon un communiqué des autorités américaines, des consultations similaires ont également été menées avec les ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso et du Niger.
Dans un post de l’Ambassade des États-Unis au Mali sur sa page Facebook officielle, on peut lire:
« Le secrétaire adjoint Garcia a parlé aujourd’hui avec le ministre des Affaires étrangères du Mali, discutant de la Cour pénale internationale et applaudissant la décision du Mali de commencer le retrait formel. »
Washington indique vouloir poursuivre et renforcer sa coopération avec les trois pays sahéliens, sur les questions de sécurité régionale et les priorités d’intérêt commun.
« Nous nous attendons à une coordination continue avec les trois pays sur la sécurité régionale et d’autres priorités partagées. », peut-on lire.
Le retrait de l’AES de la CPI s’inscrit dans un processus engagé en septembre 2025, lorsque les trois États ont annoncé leur intention de quitter le Statut de Rome.
En juin 2026, ils ont officiellement notifié leur décision au Secrétaire général des Nations unies. Conformément aux dispositions du traité, ce retrait prendra effet en juin 2027.
Les autorités de l’AES estiment que cette décision vise à consolider leur souveraineté judiciaire. Elles dénoncent une justice à deux vitesses et reprochent à la CPI, de cibler de manière disproportionnée les pays africains.

