Le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo.
L’Assemblée législative du Peuple (ALP) a adopté le 23 septembre 2026, la Loi de finances rectificative pour l’exécution du budget de l’État, exercice 2026. La séance plénière était présidée par Dr Ousmane Bougouma.
Par Nounpèthé Kambou
Défendu par le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, le texte porte les recettes prévisionnelles à 3 728,53 milliards de FCFA. Ce montant représente une hausse de 297,19 milliards de FCFA par rapport aux prévisions initiales.
Au 30 juin 2026, les recettes mobilisées atteignaient 1 972,85 milliards de FCFA, soit 57,49 % des prévisions annuelles. Les dépenses exécutées s’élevaient, elles, à 1 853,44 milliards de FCFA, correspondant à un taux d’exécution de 47,30 %.
Les dépenses budgétaires totales sont désormais fixées à 4 215,29 milliards de FCFA. Une priorité est accordée aux dépenses en capital, portées à 1 609,79 milliards de FCFA.
Les crédits supplémentaires financeront notamment les infrastructures routières, les projets du Plan RELANCE, la seconde phase du projet Smart et des mesures en faveur de la souveraineté alimentaire.
Le déficit budgétaire reste établi à 486,75 milliards de FCFA, soit 2,6 % du PIB, sous le seuil communautaire de 3 %.
La Commission des finances recommande enfin, un meilleur suivi des modifications budgétaires, des exonérations fiscales et de la modernisation du réseau RESINA.

