Une première vague de 3 400 jeunes burkinabè rapatriés de Guinée, sont accueillis à Bobo-Dioulasso.
Le premier convoi de 3 400 Burkinabè contraints de quitter la Guinée est arrivé à Bobo-Dioulasso, dans la soirée du vendredi 6 novembre 2026. Transportés dans 48 cars en provenance du Mali, les rapatriés ont été accueillis par une délégation gouvernementale et orientés vers un dispositif de prise en charge.
Par Elie Fagnaan
Il était environ 21 heures lorsque le convoi a rejoint le Stade omnisports de Bobo-Dioulasso. Mandatée par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, une délégation de plusieurs membres du gouvernement s’est mobilisée pour accueillir les compatriotes.
« Nous rendons grâce à Dieu, ces 3 400 personnes sont rentrées à bon port », a déclaré la ministre de la Solidarité et de la Famille, le lieutenant-colonel Passowindé Pélagie Kaboré.
Ces jeunes ont quitté la Guinée après la décision des autorités de suspendre l’exploitation artisanale de l’or. Leur retour au Burkina Faso s’est effectué par le Mali.
Sur place, le Conseil régional de secours d’urgence et de réhabilitation a déployé un dispositif d’accueil.
La prise en charge commence par un contrôle sécuritaire, suivi d’un examen sanitaire destiné à identifier les personnes malades ou blessées. Un accompagnement psychosocial complète cette première assistance.
« Au niveau de la zone de prise en charge psychosociale, il y aura le profilage et, bien sûr, on va essayer de leur trouver de petites commodités pour leur permettre de se reposer avant de pouvoir continuer », a précisé la ministre.
Les mineurs seront temporairement retenus pour leur prise en charge. Les jeunes adultes seront enregistrés avant de rejoindre leurs familles.
Le gouvernement prévoit des mesures de réinsertion. Les enfants pourront reprendre leur scolarité. Les jeunes intéressés par la formation professionnelle pourront s’engager dans un parcours de réinsertion socioprofessionnelle. Les titulaires du baccalauréat pourront accéder à l’université pour poursuivre leurs études.
« Nous sommes venus sur instructions du Président du Faso, assister à l’arrivée du premier convoi revenu de Bamako avec nos compatriotes », a indiqué le lieutenant-colonel Passowindé Pélagie Kaboré.

