Des chefs traditionnels burkinabè participe à un atelier sur la loi Faso Bu-Kaooré.
Le ministère de la Justice a lancé le mercredi 20 mai 2026 à Ouagadougou, une session d’échanges avec les autorités coutumières et traditionnelles sur la loi « Faso Bu-Kaooré ». La rencontre prévue pour 72 heures, vise à renforcer la compréhension et l’appropriation du texte par les garants des traditions.
Par Elie Fagnaan
Présidée par le ministre de la Justice, Me Edasso Rodrigue Bayala, la cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence du ministre d’État chargé de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo.
Ainsi, le gouvernement veut consolider les liens entre justice moderne et mécanismes traditionnels de règlement des conflits.
Pendant trois jours, les participants échangeront sur les missions et les implications de la loi « Faso Bu-Kaooré ».
Les travaux porteront notamment sur la justice traditionnelle, la gestion coutumière des différends et le traitement de certaines affaires par les instances traditionnelles.
Les débats aborderont également les questions liées aux compétences, à l’organisation et au fonctionnement de ces mécanismes endogènes. La médiation et la conciliation figurent parmi les principaux axes de réflexion.
Les autorités burkinabè entendent promouvoir une justice de proximité et renforcer la cohésion sociale.

