Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré a reçu en audience des professionnels du cinéma burkinabè, le mardi 19 mai 2026. Ils sont venus lui présenter leur nouvel espace de coopération dénommée « confédération du cinéma et de l’audiovisuel de lAES ».
Par Aminata Sankara
C’est une organisation des professionnels du 7e art du Mali, du Niger et du Burkina Faso, qui a été mise en place en février 2026 à Bamako, lors de son assemblée générale constitutive.
Elle se fixe pour ambition de mutualiser les efforts afin de soutenir de développement de l’industrie cinématographique de l’espace confédéral, en mettant l’accent sur la production de contenus qui collent avec les réalités de l’espace confédéral.
« Dans la dynamique de suivre la vision de souveraineté des dirigeants des trois pays, la confédération du cinéma et de l’audiovisuel de l’AES se donne pour mission d’élaborer des mécanismes de financement pour booster la création, l’exploitation et la distribution des œuvres des cinéastes de l’AES», a expliqué la présidente, Mamounata Nikiéma.
Selon elle, l’accent est mis sur la production de contenus qui collent avec les réalités de l’espace confédéral.
Elle a indiqué qu’elle sollicite l’accompagnement du département chargé de la diplomatie au niveau de la centrale et des missions diplomatiques et Postes consulaires à l’étranger, pour la réussite des missions de cette organisation dont la présidence est assurée par le Burkina Faso.
De son côté, le ministre des Affaires étrangères a salué l’initiative des acteurs du cinéma et de l’audiovisuel de la Confédération AES.
Il les a encouragés à proposer des créations qui valorisent les héros, les grandes réalisations et les valeurs communes des pays de l’AES.
Le cinéma est un «élément de la diplomatie car c’est un bon canal pour déconstruire les stéréotypes et promouvoir l’image réelle de nos pays», a déclaré le ministre Traoré.
Il a dit marquer la disponibilité de son département à accompagner la confédération du cinéma et de l’audiovisuel de l’AES.

