Des responsables du mouvement sunnite du Burkina Faso (MSBF). Ph. d'illustration.
Le Mouvement sunnite du Burkina Faso (MSBF), a appelé ses fidèles à la retenue après l’interpellation de son guide spirituel, le Dr Ishaq Kindo, le 26 mai 2026. Dans une déclaration publiée le 31 mai à Ouagadougou, le président national du mouvement, El Hadj Oumarou Zoungrana, a invité ses membres à éviter toute manifestation et à privilégier les voies légales.
Par Elie Fagnaan
Le Bureau National du Mouvement sunnite du Burkina Faso, s’est ravisé. Dans une note de son président, il rappelle à ses jeunes, que « La sagesse est la monture du croyant », selon les écritures saintes.
Cela, pour expliquer aux fidèles qui ont l’intention de descendre dans les rues pour réclamer la libération de l’imam Kindo, que la rue n’est pas la solution.
Le MSBF affirme mener des démarches concertées avec la Fédération des Associations Islamiques du Burkina (FAIB), afin d’obtenir la libération du guide religieux et des autres personnes interpellées.
Selon l’organisation, des échanges sont en cours avec les autorités compétentes dans le respect des lois et procédures en vigueur.
Face aux appels à la mobilisation relayés sur les réseaux sociaux, le mouvement sunnite estime que les manifestations de rue risquent de compromettre les efforts engagés et d’exposer les participants à des poursuites.
Il rappelle face aux récupérations sur les réseaux sociaux, qu’aucune initiative ne peut être menée en son nom en dehors des instances officielles.
Le MSBF invite alors ses militants, à faire preuve de discipline, de patience et de responsabilité.
Il réaffirme sa confiance aux autorités nationales et appelle à préserver la stabilité et l’unité du Burkina Faso.

