Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Me Edasso Rodrigue Bayala.
Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Me Edasso Rodrigue Bayala, a enregistré un taux d’exécution de 75,10 % de son contrat d’objectifs au 30 juin 2026. Ce résultat a été présenté le samedi 25 juillet 2026, lors de l’évaluation conduite par le Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo, dans le cadre du suivi des performances gouvernementales.
Par Elie Fagnaan
Le contrat d’objectifs du ministère est articulé autour de six axes stratégiques, 11 actions et 38 extrants.
Il couvre principalement l’accès à la justice, le traitement des dossiers judiciaires, l’administration pénitentiaire, la protection des droits humains, la promotion de la citoyenneté ainsi que la défense des intérêts de l’État.
Parmi les principales réalisations, figure l’opérationnalisation de 499 tribunaux coutumiers, contre une prévision annuelle de 100, dans le cadre de l’application de la loi « Faso Bu Kaoré ».
Les audiences foraines et l’opération « casiers vides » ont permis de traiter plus de 4 000 dossiers dont 678 affaires criminelles contre 129 durant toute l’année 2023. Le Pôle économique et financier a également jugé 129 dossiers.
Sur le plan financier, les juridictions ont recouvré plus de 3,033 milliards de F CFA d’amendes et de frais de justice. Ce qui dépasse largement l’objectif annuel fixé à un milliard de F CFA.
En outre, près de 800 millions de F CFA d’avoirs issus de crimes économiques ont été saisis ou confisqués.
Le ministère met en avant des avancées dans le domaine de la citoyenneté. Plus de 4 000 personnes ont été orientées vers des travaux d’intérêt général, tandis que plus de 1 500 Volontaires pour la défense de la Patrie ont bénéficié de formations sur les droits humains.
Les campagnes de sensibilisation à la citoyenneté et à la paix ont, quant à elles, touché environ cinq millions de personnes, bien au-delà de la cible initialement fixée.
Pour le second semestre 2026, Me Edasso Rodrigue Bayala compte maximiser sur la digitalisation des actes administratifs, la poursuite les réformes législatives, notamment celle du Code pénal.
Le recouvrement des amendes publiques sera renforcé afin d’améliorer davantage, les performances du département.
À l’issue de l’exercice, le ministre a souligné que les indicateurs de performance doivent avant tout, produire des effets concrets pour les citoyens.
L’objectif demeure de rendre la justice plus accessible, plus efficace et davantage perceptible par les Burkinabè.

