Pr Adjima Thiombiano, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.
Le Burkina Faso est sur le point de tourner définitivement la page des retards académiques dans les universités et instituts publics. Au 31 août 2026, 99,69 % des filières de l’enseignement supérieur public sont désormais à jour. Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, l’a annoncé le lundi 7 septembre 2026, lors d’une conférence de presse animée par le ministre, le Pr Adjima Thiombiano.
Par Nounpèthé Kambou
Une seule filière reste en décalage. Il s’agit de la pharmacie à l’Université Joseph KI-ZERBO. Sa normalisation est attendue pour la prochaine rentrée universitaire.
Cette performance marque une rupture après quinze années de difficultés. Les retards académiques étaient apparus dès 2008 avant de s’aggraver avec la mise en œuvre du système Licence-Master-Doctorat (LMD) en 2010, a expliqué le ministre.
Dans certaines universités, les décalages atteignaient 30 mois. Plusieurs promotions se retrouvaient alors dans les mêmes amphithéâtres.
Face à cette situation, le ministère a engagé à partir de 2023, une stratégie de normalisation. Elle repose notamment sur le recrutement d’enseignants-chercheurs et de personnels ATOS, la construction d’infrastructures, l’apurement des dettes académiques et le renforcement des œuvres sociales.
Les résultats se sont progressivement améliorés. En 2024, 81 % des filières étaient à jour. Ce taux est passé à 86 % en 2025, puis à 98,24 % au 31 juillet 2026.
Le ministre s’est félicité de cette évolution. Il a assuré que les vacances académiques seront désormais respectées et que le suivi des années universitaires fera l’objet d’une plus grande rigueur.
Le Pr Thiombiano a salué les efforts des enseignants, du personnel administratif, des étudiants, des autorités universitaires ainsi que des Forces de défense et de sécurité et des Volontaires pour la défense de la patrie.
L’objectif est désormais d’atteindre les 100 % et inscrire durablement la régularité académique dans le fonctionnement des universités publiques.

