Le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara.
Le gouvernement burkinabè mise sur les Centres d’éducation de base non formelle (CEBNF) pour offrir une seconde chance aux enfants et jeunes hors du système scolaire. Le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, a présenté les résultats et les défis du dispositif, le 1er septembre 2026, devant les députés de l’Assemblée législative du peuple (ALP).
Par Nounpèthé Kambou
Le pays compte actuellement 140 CEBNF. Ces centres accueillent les jeunes de 9 à 15 ans n’ayant jamais fréquenté l’école ou ayant abandonné leur cursus.
Chaque année, environ 4 200 apprenants y sont formés dans plusieurs métiers, notamment la couture, l’électricité, la plomberie, la soudure, la menuiserie, la coiffure et la mécanique deux-roues.
Le ministre a expliqué que les CEBNF reposent désormais sur trois axes : l’alphabétisation, la formation professionnelle et l’insertion socio-économique.
En 2026, 90 des 148 candidats présentés au Certificat de qualification professionnelle (CQP) ont été admis. Ce qui ouvre la voie à une réintégration dans le système formel.
Pour renforcer le dispositif, le MEBAPLN développe également des Centres de formation professionnelle non formelle.
Des structures spécialisées existent déjà à Koutoura, dans l’agriculture, et à Dori, dans l’élevage. Un centre dédié à la maroquinerie est attendu à Kaya.
« Un enfant hors école, une seconde chance d’éducation », a rappelé Jacques Sosthène Dingara. Le ministère ambitionne ainsi de construire un CEBNF dans chaque circonscription d’éducation de base.
Mais plusieurs difficultés persistent. Le coût de construction d’un centre est estimé à environ 120 millions de FCFA.
Le recours aux enseignants vacataires et l’âge d’accès au CQP constituent également des obstacles.
Le ministre a appelé les collectivités, le secteur privé et les organisations professionnelles à contribuer davantage à l’insertion des jeunes formés.

