L'ancien Président sénégalais Macky Sall.
L’organisation non gouvernementale UN Watch remet en question la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies. Dans un rapport publié le 21 juillet 2026, elle estime que son bilan en matière de droits humains durant ses douze années de pouvoir soulève de sérieuses préoccupations.
Par Elie Fagnaan
Basée à Genève, l’ONG a analysé les profils des six candidats déclarés à la succession d’António Guterres.
Concernant Macky Sall, elle évoque la répression de manifestations, l’arrestation de journalistes et d’opposants, ainsi que des milliers de détentions arbitraires attribuées aux forces de sécurité sénégalaises.
Selon l’ONG, ces éléments interrogent sa capacité à défendre les libertés fondamentales à la tête de l’ONU.
L’organisation rappelle que la candidature de l’ancien chef de l’État sénégalais n’a pas été présentée initialement par le Sénégal, mais par le Burundi, alors président en exercice de l’Union africaine.
Cette démarche avait suscité des réserves au sein de plusieurs États membres, qui dénonçaient un processus peu transparent.
La situation a toutefois évolué. Le 20 juillet 2026, le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a officiellement annoncé le soutien de Dakar à la candidature de son prédécesseur.
Cette décision marque un changement de position, après plusieurs mois de réserve des autorités sénégalaises.
Le rapport ne cible pas uniquement Macky Sall. Les cinq autres candidats font également l’objet de critiques.
Rafael Grossi est questionné sur son attitude face à l’Iran. Rebeca Grynspan est présentée comme le symbole de la continuité.
Carolyn Rodrigues-Birkett est critiquée pour certaines positions diplomatiques. María Fernanda Espinosa doit répondre à d’anciens messages favorables à Fidel Castro et Hugo Chávez.
Michelle Bachelet est, quant à elle, mise en cause pour son action à la tête du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.
À l’approche des auditions publiques des candidats, prévues le 23 juillet, UN Watch appelle les États membres à examiner attentivement le parcours et les engagements de chaque prétendant avant la désignation du prochain Secrétaire général de l’ONU, attendue d’ici à la fin de l’année 2026.

