L’opposition soudanaise rejette le dialogue proposé par le général d’al-Burhan et exige un cessez-le-feu.
Plusieurs partis politiques et organisations de la société civile soudanaise, rejettent le dialogue national proposé par le général Abdel Fattah al-Burhan. Réunis à Addis-Abeba, ces acteurs refusent de participer à un processus engagé sans cessez-le-feu et qui exclut les Forces de soutien rapide (FSR) de Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemedti.
Par Elie Fagnaan
Le mouvement Umma, la coalition pacifiste Summud et leurs partenaires contestent ainsi la démarche du chef de l’armée. Ils estiment qu’aucune solution politique crédible n’est possible tant que les combats se poursuivent.
L’ancien Premier ministre Abdallah Hamdok partage cette position. Car dit-il, la priorité doit rester l’arrêt des hostilités.
Les opposants accusent al-Burhan de chercher à renforcer son pouvoir à travers ce dialogue. Ils redoutent qu’un processus qui exclue les FSR n’installe une partition de fait du pays.
Parallèlement, l’armée soudanaise affirme avoir abattu, en deux jours, deux drones provenant du territoire éthiopien. Cette situation alimente les craintes d’une extension régionale du conflit.
Les forces politiques demandent désormais trois mesures urgentes à savoir, un couloir humanitaire, un cessez-le-feu permanent et une gouvernance qui associe la société civile.

