Vous [BSB] travaillez à ramener beaucoup de nos enfants qui ont passé des années et des années à l'école et qui sont sortis avec, si je peux parler léger, le gros français, mais rien dans les mains pour pouvoir produire.", Pr Moumouni Zoungrana, ministre en charge de la formation professionnelle et technique.
Burkina Suudu Bawdè (BSB), a initié l’atelier de validation des textes et outils qui vont encadrer la formation professionnelle en milieu de travail au Burkina Faso. Ouvert le 22 avril 2026 à Ouagadougou, la cérémonie d’ouverture est présidée par le ministre de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique, le Pr Moumouni Zoungrana. L’objectif est de structurer, valider les outils jugés essentiels pour la formation en milieu de travail.
Par Siébou Kansié
Pendant deux jours, du 22 au 23 avril 2026, les parties prenantes dont les partenaires techniques, vont examiner le dispositif jugé clé pour rapprocher la formation des réalités du terrain.
Le Pr Moumouni Zoungrana, ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, a salué une réforme ‘’nécessaire’’ pour corriger les limites du système éducatif général, jugé insuffisamment orienté vers la production et les métiers techniques.
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Il a fait savoir que le Burkina Faso entend désormais ‘’changer de cap’’ en misant sur la formation pratique.
« Répéter les mêmes méthodes sans résultats revient à s’enfermer dans l’inefficacité », a-t-il affirmé. Il a appelé à explorer de nouvelles approches pour être plus efficace.

Le Pr Zoungrana a également, insisté sur la nécessité de former une main-d’œuvre qualifiée capable de répondre aux défis économiques du pays.
Le directeur général de Burkina Suudu Bawdè, le Dr Kèrabouro Palé a, quant à lui, a salué un ‘’signal fort’’ en faveur des compétences techniques, et a marqué l’engagement de son institution à former jeunes, adultes et retraités.
Car souligne-t-il, la formation professionnelle constitue désormais un « levier stratégique » pour le développement du pays.

Ce qu’attend les participants à l’atelier
Les participants vont travailler notamment, à la validation des textes et outils de la formation en milieu de travail.
Boubakar Ba, directeur du Centre d’ingénierie et de formation des personnels de BSB, qui a participé à l’élaboration des textes soumis à validation, donne plus de détails sur le déroulement des travaux.
Il va s’agir de valider le guide de formation en milieu de travail. Il y aura une relecture sur le contrat d’apprentissage et le modèle type de contrat d’apprentissage.
C’est un arrêté conjoint qui sera relu. Les acteurs s’étaient retrouvés en février dernier, pour élaborer cet outil.

Pour la mise en œuvre de la formation en milieu de travail, il y a des outils qui doivent accompagner cette formation qui doivent également être validés à cet atelier.
Ces outils sont : le contrat d’apprentissage; les conventions de formation; les outils de suivi de la formation; les guides des apprenants, les guides d’éditeurs, les modèles de rapport, etc. « Plusieurs outils opérationnels sont en cours d’examen. », a précisé M. Ba.
« L’enjeu est de doter tous les acteurs de références communes pour une mise en œuvre cohérente », a expliqué Boubakar Ba, qui ajoute que la cible, concerne aussi bien les jeunes que les travailleurs.
Le ministre a par ailleurs, salué l’appui de la coopération suisse, qu’il considère comme un partenaire constant dans un contexte difficile.

Il a appelé à une mobilisation collective pour réussir la réforme. Il a insisté sur deux priorités que sont la prise de conscience et le travail en synergie.
À terme, les autorités ambitionnent de faire de la formation professionnelle, un moteur de transformation économique.
L’objectif est aussi de limiter l’exode des jeunes en leur offrant des perspectives d’emploi local, voire de faire d’eux des exportateurs de compétences, a signifié le ministre en charge de l’enseignement secondaire.
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