L’ambassadeur d’Iran au Burkina Faso, Mojtaba Faghihi.
L’ambassadeur d’Iran au Burkina Faso, Mojtaba Faghihi, a accusé le jeudi 30 avril 2026 à Ouagadougou, les États-Unis et Israël de mener une guerre d’agression contre son pays, laquelle a causé un lourd bilan humain et matériel.
Par Elie Fagnaan
Les frappes aériennes lancées le 28 février 2026 par les États-Unis et Israël contre l’Iran, ont visé des cibles civiles et institutionnelles en pleine phase de négociations avec Washington, déclare le diplomate.
Il affirme que ces attaques ont causé 3 468 morts, dont 383 enfants, et plus de 30 000 blessés. Parmi eux, figureraient 5 200 femmes et enfants, ainsi que 26 personnels médicaux tués.
L’ambassadeur a également évoqué la mort du Guide suprême, Ali Khamenei, ainsi que celle de plusieurs responsables militaires. Il cite aussi le bombardement d’une école de filles à Minab, qui aurait fait 168 victimes.
Sur le plan matériel, il cite plus de 138 000 infrastructures civiles détruites, dont 113 000 logements. Plus de 340 structures sanitaires, 1 025 écoles et 30 universités auraient été touchées.
Des installations industrielles majeures, un pont stratégique et des sites scientifiques figurent également parmi les cibles.
Qualifiant ces actes de violations du droit international et de la Charte de l’ONU, Mojtaba Faghihi estime qu’ils relèvent de crimes contre l’humanité devant être jugés par la Cour pénale internationale.
Au plan diplomatique, il a salué la solidité des relations entre l’Iran et le Burkina Faso, louant la politique du Président Ibrahim Traoré. Il a annoncé la tenue prochaine d’une commission mixte entre les deux pays.
Enfin, Téhéran a réaffirmé son soutien à l’Alliance des États du Sahel, qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Il a appelé cette alliance à renforcer sa souveraineté politique, économique et sécuritaire.

