Le gouvernement burkinabè a adopté en Conseil des ministres du 16 juillet 2025, un projet de loi portant dissolution de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Par Elie Fagnaan
Cette réforme selon le gouvernement, vise à adapter l’organisation des élections aux nouvelles orientations institutionnelles issues de la Transition.
Les autorités estiment que la Charte de la Transition, modifiée en mai 2024, ne prévoit plus de composante politique dans la gestion du processus électoral, rendant ainsi nécessaire la suppression de la CENI.
L’exécutif justifie également cette décision par les difficultés récurrentes rencontrées par l’institution depuis sa création en 2001.
Les crises liées à son fonctionnement, à la désignation de ses membres et au renouvellement de leurs mandats auraient progressivement affaibli sa crédibilité et mis en évidence son inadéquation avec le contexte sociopolitique actuel.
Le projet de loi prévoit plusieurs innovations. Il ambitionne de rationaliser les institutions afin de réduire les dépenses publiques, de professionnaliser les acteurs chargés d’organiser les élections et de renforcer le contrôle souverain du processus électoral.
Il prévoit aussi de diminuer les coûts des scrutins en s’appuyant sur les structures administratives déjà existantes.

