La Police Municipale ordonne la démolition du muret à l’origine d’un différend entre un imam et un caviste à Bonheur Ville.
La Police Municipale de l’Arrondissement n°7 de Ouagadougou, est intervenue sur le site au cœur d’un différend entre un imam et un caviste à Bonheur Ville, dans le secteur 31. Le muret et le portail métallique à l’origine de la tension, ont été démolis et retirés du terrain.
L’intervention de la Police Municipale fait suite à un article publié par Refletinfo.net le lundi 6 octobre 2026, consacré à la tension autour de l’occupation d’un site présenté comme un espace vert.
L’élément relatait le différend qui oppose Albert Guiguimdé, détenteur d’une cave, à Boubacar Kinoré, imam se présentant comme le superviseur de l’espace vert concerné.
Selon les informations communiquées à notre Rédaction, une équipe de la Police Municipale de l’Arrondissement n°7 (SPM-A7), conduite par son chef de service, le Commandant André Ouédraogo, s’est rendue le 7 octobre 2026 sur les lieux après la publication de l’article.
L’intervention a porté sur la construction érigée sous un hangar, sur le site communément appelé « Terrain Température ».

Les agents ont ordonné la démolition du muret et l’enlèvement de la porte métallique. Les mis en cause ont participé « aux opérations de démolition. », a indiqué la Police Municipale de l’Arrondissement 7.
Les premières constatations selon la Police Municipale, « indiquent que le terrain concerné serait une réserve administrative. » L’espace est notamment occupé par une mosquée et plusieurs autres installations.
Dans l’article précédent, les deux protagonistes avaient livré des versions différentes sur l’origine du différend.

Albert Guiguimdé dénonçait une construction réalisée sans concertation sous son hangar. L’imam Boubacar Kinoré expliquait de son côté, que la fermeture du passage visait à lutter contre les dépôts de déchets autour de la mosquée.
Pour approfondir le dossier, les deux protagonistes ont été convoqués par la Police municipale le mercredi 7 octobre 2026 dans ses locaux. Cette intervention devrait permettre de clarifier les responsabilités et le statut de l’espace concerné.
A lire aussi: Ouagadougou: tension entre un caviste et un imam autour de l’occupation d’un espace vert

