Le Commandant André Ouédraogo, de la Police Municipale de l'arrondissement 7 de Ouagadougou, échange avec les protagonistes.
Une tension entre un caviste et un imam, née autour de l’occupation illégale d’un espace public au quartier Bonheur Ville, à Ouagadougou, a été désamorcée par la Police Municipale de l’Arrondissement 7. L’intervention a permis aux deux protagonistes, de tourner la page et de renouer avec la paix.
Le 7 octobre 2026, une équipe du commissariat de la police municipale de l’arrondissement 7, s’est rendue sur le site litigieux pour démolir le muret et le portail érigés sous un hangar. La construction qui a été détruite, a été la source du différend.
L’intervention des agents municipaux fait suite à l’alerte lancée la veille par le journal en ligne Refletinfo.net sur cette situation qui risquait de prendre une tournure plus grave.
Après la démolition du muret litigieux, les protagonistes ont été reçus dans les locaux de la Police Municipale pour une rencontre axée sur la cohésion sociale et le vivre-ensemble.
Le Commandant André Ouédraogo a rappelé que le terrain concerné constitue, selon les textes, « une réserve administrative ». Les occupants ont donc été invités à libérer les lieux dans les meilleurs délais.

Le responsable de la Police Municipale a également appelé au pardon et à la préservation de la paix. « Il faut cultiver le pardon entre nous », a-t-il insisté.
Il a par ailleurs, lancé un appel à la population. « Arrêtez les installations anarchiques et les occupations illégales des espaces publics ».
Satisfaits du règlement du différend, les deux protagonistes ont reconnu leurs torts et promis de respecter désormais la loi.
Le caviste Albert Guiguimdé a salué une issue favorable. « Nous remercions la police municipale et la mairie pour cette résolution de la crise favorable au retour de la paix et à la cohésion sociale ». Il ajoute que « c’est notre patrie, nous n’avons nulle part où aller ».

L’imam Boubacar Kinoré a, lui aussi, exprimé son soulagement. « Chacun a reconnu son tort. Nous nous sommes pardonnés. Cela relève désormais du passé. Nous nous sommes entendus, c’est fini ». Il a demandé pardon à tous ceux qui auraient été offensés.
« Nous avons désamorcé la crise », a conclu le Commandant André Ouédraogo, avec satisfaction.
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