Burkina,le litre du carburant aviation passe de 1 800 à 600 FCFA. Ph. d'illustration.
Le Burkina Faso ramène le prix du litre de carburant aviation Jet A-1 de 1 800 à 600 FCFA, soit une baisse de 66,7 %. Cette mesure vise à réduire les coûts supportés par les compagnies aériennes et à renforcer l’attractivité des aéroports nationaux, dans un contexte de hausse des prix du kérosène sur le marché international.
Par Nounpèthé Kambou
La réforme figure parmi les principales mesures présentées par Malegdibkièta Saturnin Théophile Bikyenga, directeur général de la Société des aéroports du Faso (SAFA), et Ibrahima Ouédraogo, chargé d’études et spécialiste en économie, dans article publiée par Burkina Yawana.
Cette baisse intervient alors que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient pèsent sur le marché mondial du carburant.
Les projections de l’Association du transport aérien international (IATA) citées par Burkina Yawana, indiquent que les dépenses en carburant des compagnies aériennes devraient fortement progresser en 2026. Le kérosène pourrait représenter 31,4 % de leurs charges d’exploitation, contre 25,4 % en 2025.
En Afrique, le poids du carburant demeure particulièrement élevé. Une dépêche de Reuters publiée en mars 2026, citée dans l’analyse, situe généralement cette dépense entre 30 et 40 % des charges d’exploitation des compagnies du continent.
La réduction du prix du Jet A-1 au Burkina Faso pourrait donc améliorer les conditions d’exploitation des transporteurs qui desservent le pays.
Une éventuelle baisse des tarifs des billets dépendra des décisions commerciales des compagnies et de l’évolution des autres coûts.
Des aéroports en pleine modernisation
La réforme du carburant s’inscrit dans un programme plus large de modernisation du secteur aérien. Les mesures annoncées comprennent la révision des redevances aéroportuaires, l’amélioration des infrastructures et la transformation numérique des services dans le cadre du programme Smart Airport Burkina.
Les autorités entendent développer de nouvelles dessertes afin de renforcer les liaisons du Burkina Faso avec les autres pays de la région et les destinations internationales.
L’objectif est d’améliorer la connectivité du pays et à faire des plateformes aéroportuaires des outils de développement économique.
Les effets de ces réformes dépendront notamment de leur mise en œuvre et de leur capacité à attirer durablement les compagnies aériennes.

