Le Chef de canton de Dédougou salue le combat des élèves et de l’équipe du projet SWEDD+. Ph. Frédéric Bassolé/lefaso.net
Le plaidoyer pour la scolarisation des filles a trouvé un écho favorable auprès du chef de canton de Dédougou, sa Majesté le Mâssa. Il a affirmé le 18 avril 2026, qu’« une fille qui réussit apporte plus dans sa famille nucléaire qu’un homme. » C’était lors d’une rencontre avec des élèves engagées pour leur scolarisation.
Par Elie Fagnaan
Cette déclaration intervient en marge du lancement d’une campagne de communication dans les régions de Bankui et du Nakambé.
Face à l’autorité coutumière, les élèves ont dressé un constat alarmant, rapporté par le lefaso.net. « Plus de quatre filles sur dix ne terminent pas le primaire », a alerté Fatima Bambara, élève en classe de première. Elle souligne aussi que seules 15 % atteignent la terminale.
Accompagnées par le projet d’Autonomisation des femmes et dividende démographique en Afrique subsaharienne (SWEDD+) et des responsables de l’Union des religieux et coutumiers du Burkina pour la promotion de la santé et le développement (URCB/SD), les élèves ont appelé à intensifier la sensibilisation et à maintenir les filles à l’école.
En réponse, le chef de canton selon le premier média en ligne u Burkina, a promis de mobiliser sa communauté.
Pour les acteurs engagés, l’implication des leaders traditionnels reste déterminante pour faire évoluer les mentalités et améliorer durablement la scolarisation des filles.

