Jean Emmanuel Ouédraogo,Premier ministre du Burkina Faso, a remis officiellement, les cléfs de quatre hôpitaux mobiles au ministère de la Guerre et de la Défense patriotique.
Le gouvernement burkinabè a remis officiellement le mercredi 1er juillet 2026, quatre hôpitaux mobiles au ministère de la Guerre et de la Défense patriotique. La cérémonie, présidée par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo au nom du Président du Faso, s’inscrit dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour la santé.
Par Nounpèthé Kambou
L’objectif est de renforcer la prise en charge des militaires blessés et d’améliorer la réponse médicale en situation d’urgence.
Ces infrastructures selon le Premier ministre, permettront de rapprocher les soins des zones d’opérations afin de réduire les délais d’intervention et d’augmenter les chances de survie des combattants.
Chaque hôpital mobile comprend un bloc opératoire embarqué sur camion, un système autonome de production d’oxygène médical, un véhicule d’imagerie doté d’un scanner de 32 barrettes, d’un échographe et d’un appareil de radiographie mobile.
Un laboratoire permet également de réaliser des analyses d’hématologie, d’hémostase et de biochimie directement sur le terrain.

Les équipements comprennent aussi un groupe électrogène de 110 KVA, un autoclave de stérilisation, quatre tentes d’hospitalisation de dix lits chacune, des extracteurs d’oxygène portables et du matériel de transport de médicaments.
Le coordonnateur technique de l’Initiative présidentielle pour la santé, le médecin-commandant Daouda Sawadogo, a indiqué que ces hôpitaux intègrent les enseignements tirés d’une première phase d’expérimentation.
Les nouveaux équipements disposent notamment d’un système d’impression des résultats d’imagerie et d’une table opératoire pivotant à 360 degrés.
Le Premier ministre a invité les responsables militaires à assurer une gestion optimale de ces équipements.
En dehors des opérations militaires, ces hôpitaux mobiles pourront également être déployés lors de catastrophes ou dans les zones dépourvues d’infrastructures sanitaires.

