Omar Wênapêté Kibora ( micro en main)auteur de l'œuvre intitulée «Match serré : L’AES vs le néocolonialisme»
La bataille idéologique autour de l’Alliance des États du Sahel (AES) s’invite en librairie à travers la sortie littéraire de l’œuvre intitulée «Match serré : L’AES vs le néocolonialisme» de l’auteur burkinabè, Omar Wênapêté Kibora. L’essai, présenté le samedi 18 Avril 2026 au Mémorial Thomas Sankara à Ouagadougou, sous le parrainage du Pr Moumouni Zoungrana et de Lazare Dambatié Tagnabou, met en mots le bras de fer entre l’Alliance des États du Sahel et les puissances extérieures.
Par Achille Zigani
Le choix du lieu n’a rien d’anodin. Car, en plantant le décor au Mémorial Thomas Sankara, Omar Wênapêté Kibora assume la filiation et jette un pavé dans la mare à travers la dédicace de son premier livre «Match serré : L’AES vs le néocolonialisme».
Cet essai politique d’une métaphore footballistique composé de deux parties et 50 pages qui enrichit la production littéraire nationale, aborde les rapports entre l’Alliance des États du Sahel et le néocolonialisme, dans un contexte marqué par les débats sur la souveraineté.
D’entrée de jeu, l’auteur reprenant cette célèbre phrase de Thomas Sankara à la tribune de l’ONU en 1984 : «L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort», a avoué que son combat vers la liberté est l’engagement par la plume.
Car, a-t-il formulé, la plume est l’éveil de conscience par excellence. Et Omar Wênapêté Kibora de soutenir que son essai « Match serré : L’AES vs le néocolonialisme», n’est pas un «livre de salon» mais est plus qu’un rapport de front idéologique, culturel, économique et politique.
« Dans la quête de la souveraineté nationale,il n’y a pas de neutralité possible», a-t-il déclaré avant de poursuivre dans une rencontre footballistique, il y a un choix à faire.
Il a dit inscrire la question de l’AES au cœur du débat intellectuel burkinabè sur un rectangle vert. Omar Wênapêté Kibora analyse les tensions entre l’Alliance des États du Sahel et les logiques néocoloniales.
Mettant le néocolonialisme dans le viseur, M. Kibora déclare que le «Match serré» de l’Alliance contre les restes de la Françafrique dans un tournoi littéraire. Le ton de l’essai ne caresse pas dans le sens du poil. Bref, cette métaphore footballistique s’inscrit dans la veine des écrits qui tirent à boulets rouges sur les ingérences étrangères.
Le chargé de mission, Dr Barthélémy Kaboré qui a représenté le ministre en charge de l’enseignement technique, Pr Moumouni Zoungrana par ailleurs parrain de la cérémonie, a indiqué que cet essai politique, tombe en pleine effervescence souverainiste au Sahel.
« C’est une œuvre de belle facture et nous avons affaire à un auteur engagé. Chose vraiment rare qu’au niveau de la jeunesse estudiantine qu’on ait des auteurs qui puissent prendre position de façon claire», a-t-il souligné avant de poursuivre que le plus souvent les gens sont dans des postures d’équilibrisme.
Il a confié qu’il a mis le cap sur un sujet éminemment politique qui traite les enjeux de souveraineté liés à l’AES face aux influences néocoloniales et interroge plus sur les ingérences extérieures.

Selon lui, l’auteur fait œuvre utile à travers «Match serré : L’AES et le néocolonialisme». A l’entendre, cela est une forme de métaphore pour montrer que «nous avons à faire à une tentative de recolonisation des peuples noirs à travers cette guerre».
Cette œuvre, a-t-il avancé, dans une certaine mesure, constitue la négation de la domination coloniale. A ses dires, le parcours de l’ouvrage a permis de définir la qualité tant dans la forme que dans le fond.
Pour M. Kaboré, l’édition de l’œuvre au niveau national par SankPlumes est en emphase avec la dynamique du Président Ibrahim Traoré qui, à la faveur des journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne, avait interpellé le peuple burkinabè à privilégier la consommation locale.
Outre cela, il ressort que l’aspect pédagogique de «Match serré : L’AES et le néocolonialisme», fait prendre conscience que la liberté ne se donne pas. Mieux, a-t-il appuyé, elle s’arrache.
L’auteur Omar Kibora, à travers cette métaphore, fait une caricature des enjeux politiques modernes. En réalité, il revisite les débats politiques africains actuels.
Cette aventure littéraire à consonance politique ou géopolitique, est d’office un match de conscience.
Préfacé par SIE de Bindoute Da, ce livre paru aux éditions SankPlumes, est disponible au prix de 3000 FCFA. Enfin, par solidarité, l’auteur décide de donner une partie des ventes de l’œuvre pour soutenir l’Agence Faso Mêbo et les Pupilles de la Nation.

