Marine Le Pen a estimé qu'Alassane Ouattara devrait répondre devant la justice internationale pour des crimes présumés commis durant la crise postélectorale en Côte d'Ivoire.
Marine Le Pen a estimé qu’Alassane Ouattara devrait répondre devant la justice internationale pour des crimes présumés commis durant la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. La dirigeante du Rassemblement national, parti politique français, affirme que la Cour Pénale Internationale (CPI), ne peut être crédible si elle ne poursuit qu’un seul camp. Elle dénonce ce qu’elle qualifie de « justice des vainqueurs ».
Par Nounpèthé Kambou
La responsable politique française, cite plusieurs rapports, notamment ceux d’Amnesty International, qui évoquent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité attribués aux forces pro-Ouattara pendant le conflit postélectoral de 2011.
Elle considère que ces accusations méritent des enquêtes impartiales afin que toutes les responsabilités soient établies, quels que soient les auteurs présumés.
Marine Le Pen rejoint ainsi, la position exprimée auparavant par Jean-Luc Mélenchon. Les deux responsables politiques français s’interrogent sur l’absence de poursuites visant les responsables du camp présidentiel ivoirien.
Pour eux, une justice véritable ne peut faire de distinction entre les auteurs présumés de crimes selon leur appartenance politique ou les intérêts diplomatiques en jeu.
« Ou alors, on considère qu’il y a les gentils criminels de guerre et les méchants criminels de guerre; comme il y a les bons dictateurs et les mauvais dictateurs », a déclaré Marine Le Pen pour dénoncer ce qu’elle perçoit comme une justice à géométrie variable.
Ces prises de position interviennent quelques semaines après la polémique suscitée par les déclarations de Jean-Luc Mélenchon sur la situation politique ivoirienne.
Lors d’un meeting à Paris, le leader de La France insoumise avait vivement critiqué le Président Alassane Ouattara, l’accusant d’avoir écarté ses adversaires politiques. Il a publiquement contesté la légitimité de son quatrième mandat.
En réaction, l’ambassade de Côte d’Ivoire en France, a publié un communiqué condamnant des propos jugés « irresponsables, irrévérencieux, insultants et dégradants ».
La représentation diplomatique a rappelé que les institutions ivoiriennes sont les seules compétentes pour organiser et valider les élections.
Elle a indiqué qu’elle se réservait le droit d’engager des actions judiciaires. Elle a insisté sur la souveraineté de la Côte d’Ivoire et appelé au respect des relations d’amitié entre Abidjan et Paris.

