Des chercheurs ouest-africains prêts à mettre la physique au service du développement.
Le 8ᵉ Congrès de la Société Ouest-Africaine de Physique (SOAPHYS), s’est ouvert le mercredi 29 juillet 2026 à l’Université Joseph KI-ZERBO, à Ouagadougou. Jusqu’au 1er août, des chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants, ingénieurs, industriels et décideurs publics venus de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, échangeront sur le rôle de la physique appliquée dans le développement durable.
Par Elie Fagnaan
Placée sous le thème « Soutenir l’accès à l’énergie, l’agriculture durable et la sécurité alimentaire par la physique appliquée », cette rencontre scientifique vise à promouvoir des solutions concrètes aux défis auxquels font face les populations.
À l’ouverture des travaux, le ministre chargé de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, représentant le président du congrès, a invité les chercheurs à transformer les découvertes scientifiques en innovations utiles. Il a plaidé pour un passage « du laboratoire vers le prototype, puis vers l’industrie».
Le président de la SOAPHYS, Pr Yendoubé Laré, a appelé la communauté scientifique à renforcer l’impact de la recherche dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, la santé, l’environnement et la valorisation des ressources naturelles.
Le président de l’Université Joseph KI-ZERBO, le Pr Antoine Béré, a réaffirmé l’engagement de son institution en faveur d’une recherche adaptée aux réalités africaines.
Les travaux porteront sur la souveraineté énergétique, l’agriculture durable, les sciences spatiales, la science des données, l’innovation industrielle, ainsi que le numérique et l’intelligence artificielle.
Le congrès réunira des délégations du Sénégal, du Mali, du Niger, du Bénin, du Togo, de la Mauritanie et de la Guinée afin de renforcer la coopération scientifique régionale.

