Les participants à la fin de la formation.
L’Association Rabak-To (ART), a organisé un panel sur le thème «Musique et promotion du patrimoine culturel» au profit de 50 acteurs culturels en marge des activités du festival « la culture en fête » à l’espace nouvelle option. C’était le samedi 1er novembre 2025 à Ouagadougou.
La Directrice de l’exploitation, de la Perception et des affaires juridiques (DEPAJ) du Bureau burkinabé des droits d’auteurs (BBDA), Minata Ye Soma, a animé le panel.
Dans sa communication, elle fait un bref aperçu du BBDA et une présentation sommaire des misions principales de cette institution.

Elle a rappelé aux artistes, l’importance de prendre en compte le patrimoine culturel dans leur création, car « chaque artiste doit valoriser ce qui appartient à son patrimoine culturel.»
Cette particularité dans les oeuvres, « nous distingue des autres artistes et fait mieux connaître notre pays à l’extérieur », a souligné Mme Soma.
50 acteurs culturels ont bénéficié de la formation
Pierre Minoungou, artiste musicien, percussionniste, compositeur-chanteur, âgé de 70 ans, est un participant. Il retient ce qu’il peut faire pour recouvrir ses droits d’auteurs. Se disant être sorti enrichi, il apprécie la séance de formation.

«Super», apprécie-t-il, avant d’emprunter un adage moaga pour illustrer sa satisfaction. «Si la chèvre parvient a brouté des karité, elle doit ses remerciements au vent».
Assita Diarra est artiste musicienne, joueuse dans les orchestres de bar. La formation lui a permis de comprendre les multiples avantages qu’un artiste peut bénéficier en s’affiliant au BBDA.

Le « BBDA est notre maison, notre collaborateur. », lance Moussa Bagagnan, alias King Black, un artiste musicien et comédien.
Membre de l’association, il fait le triste constant selon beaucoup d’artistes ne connaissent pas encore leurs droits d’auteur, comment se faire déclarer, comment récolter les fruits de son métier et comment recouvrer ses droits.
Pour lui, beaucoup d’artistes font l’amalgame. Ils croient qu’en mettant 1 million dans la promotion de leurs oeuvres, ils récolteront deux millions au BBDA.

Pourtant, « cela ne fonctionne pas ainsi », fait-il savoir. C’est pour cela, «on a jugé nécessaire de faire appel au BBDA pour mettre en lumière ces différents aspects aux profits des acteurs culturels», explique-t-il, très satisfait.
L’initiative de ce panel sur le thème «Musique et promotion du patrimoine culturel» vient de Larba Sahib Baguian, le président de l’association Rabak-To et promoteur du festival CFENO. Il organise à chaque édition, une formation au profit des acteurs culturels.

«On fait cela car c’est important de donner une formation adéquate aux acteurs culturels afin qu’ils puissent bien profiter de leur métier de création artistique», a-t-il expliqué.
L’objectif est de rappeler aux artistes qu’ils peuvent produire des œuvres tout en s’inspirant de quelque chose de culturel et faire sortir une philosophie culturelle avec tout ce qu’ils vont mettre en place comme œuvre. «Il faut penser à la sauvegarde de ce que nous avons comme patrimoine culturel», a indiqué M. Bagagnan.

