L’ancien ministre ivoirien de la Défense, Moïse Lida Kouassi, remis en liberté.
L’ancien ministre ivoirien de la Défense, Moïse Lida Kouassi, a été remis en liberté le lundi 6 juillet 2026 après plusieurs mois de détention provisoire. Il était poursuivi notamment pour des faits présumés de terrorisme dans le cadre d’une enquête ouverte après des violences survenues à Abidjan en août 2025.
Par Jaabire Bancé
Moïse Lida Kouassi a recouvré la liberté. L’ancien ministre de la Défense sous le Président Laurent Gbagbo a été libéré sous contrôle judiciaire, selon des sources proches du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), sa formation politique. Cette décision intervient après plus de dix mois de détention.
La libération de l’ancien responsable politique est « un soulagement », a déclaré Sébastien Dano Djedje, président exécutif du PPA-CI, cité par l’AFP. Il a toutefois, précisé que Moïse Lida Kouassi « n’est pas en bonne santé ».
L’ancien ministre avait été interpellé en août 2025, avec plusieurs autres personnes, dans le cadre d’une enquête judiciaire ouverte après des violences enregistrées à Yopougon, à Abidjan, dans la nuit du 1er au 2 août 2025.
Ces incidents avaient notamment été marqués par l’incendie d’un autobus de la Société des transports abidjanais (SOTRA) et le saccage d’un véhicule de la police nationale.
La justice ivoirienne avait retenu contre lui plusieurs chefs d’accusation, dont des « actes de terrorisme », un complot contre l’autorité de l’État, une participation à un mouvement insurrectionnel ainsi que des dégradations volontaires.
Les autorités l’accusaient d’être l’un des instigateurs présumés de ces violences, des accusations rejetées par ses proches.
Moïse Lida Kouassi, qui a dirigé le ministère de la Défense entre 2000 et 2002 sous Laurent Gbagbo, est une figure du PPA-CI.
Son parcours politique a été marqué par la crise postélectorale de 2010-2011, qui l’avait conduit à un exil au Togo avant son retour en Côte d’Ivoire.
Par ailleurs, le cyberactiviste Ibrahim Zigui, proche du PPA-CI, a également bénéficié d’une remise en liberté provisoire lundi. D’autres militants de l’opposition restent toutefois, détenus selon des responsables du parti.

