Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré.
En déplacement dans la région du Yaadga, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a livré un discours marqué par un appel à l’unité nationale, à la résilience et à la poursuite des réformes engagées. Face aux forces vives de la région, il a affirmé que son gouvernement reste déterminé à répondre progressivement aux attentes des populations tout en poursuivant la lutte contre le terrorisme et les chantiers de développement.
Par Elie Fagnaan
Dès l’entame de son intervention, le Chef de l’État a reconnu l’ampleur des défis auxquels le Burkina Faso est confronté.
« Les préoccupations exprimées dans les différentes régions du pays sont sensiblement les mêmes, qu’il s’agisse de sécurité, d’infrastructures, d’éducation ou de conditions de vie », a rappelé le capitaine Traoré.
Le Président du Faso a assuré que les autorités connaissent les difficultés rencontrées par les populations et travaillent à y apporter des réponses durables.
Il a toutefois, indiqué que les transformations engagées ne peuvent produire des résultats immédiats. « Nous connaissons la maladie et nous sommes en train de la soigner », a-t-il déclaré.
Il a invité les Burkinabè à faire preuve de patience et à accompagnant les efforts déployés par le gouvernement.
Le Chef de l’État, a également plaidé pour une meilleure valorisation des ressources naturelles du pays. Comparant la situation du Burkina Faso à celle d’autres États ayant connu un développement rapide grâce à l’exploitation de leurs richesses, il a estimé que les pays africains doivent s’interroger sur l’utilisation de leurs ressources minières.
L’or et les autres minerais du Burkina doivent davantage contribuer à améliorer les conditions de vie des populations et à accélérer le développement économique.
Il a appelé les citoyens à se poser « les bonnes questions » afin de bâtir un modèle de développement adapté aux réalités nationales.
Des réponses annoncées aux préoccupations sociales
Au cours des échanges, plusieurs doléances ont été formulées par les représentants des forces vives. Le Président du Faso a instruit les ministres concernés d’examiner les requêtes relatives aux centres d’accueil des personnes âgées et des personnes vivant avec un handicap.
Il a demandé que des solutions soient trouvées pour améliorer la reconnaissance de la carte d’invalidité dans les différents services administratifs.
S’agissant de l’enseignement supérieur, le Chef de l’État a reconnu les insuffisances des infrastructures universitaires. Il a annoncé que des programmes sont déjà engagés pour la construction progressive d’amphithéâtres, de restaurants universitaires et de cités universitaires.
Ces investissements dit-il, visent à offrir aux élèves et étudiants, un cadre d’apprentissage plus digne afin de préparer l’avenir du pays.
Des infrastructures routières, une priorité
Le Président du Faso a aussi abordé la question des routes, revenant sur plusieurs projets longtemps annoncés par des politiciens sans être réalisés.
Il a dénoncé des promesses non tenues des anciennes équipes dirigeantes et réaffirmé sa volonté de changer de méthode.
À cet effet, il a rappelé la création de Faso Mêbo, présenté comme un instrument destiné à accélérer la réalisation des infrastructures routières grâce à l’acquisition d’équipements et à la mise en place de brigades dans toutes les régions.
Le Chef de l’État a précisé que les autorités régionales définiront elles-mêmes les axes prioritaires en fonction des besoins des populations.
Une situation sécuritaire en amélioration
Sur le plan sécuritaire, Ibrahim Traoré a estimé que le Burkina Faso a enregistré des progrès depuis 2022.
Il a rappelé que plusieurs localités autrefois difficilement accessibles, sont désormais sous contrôle grâce aux actions conjointes des Forces combattantes et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).
Les opérations se poursuivent jusqu’aux frontières afin de restaurer totalement la sécurité sur l’ensemble du territoire national.
Le Chef suprême des Armées a salué le sacrifice des Forces de défense et de sécurité ainsi que celui des VDP, affirmant que « l’ennemi ne peut pas vaincre une nation unie ».
Appel à la discipline et à la vigilance
Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a insisté sur la nécessité de préserver l’unité nationale face aux menaces extérieures.
Il a exhorté les citoyens à faire preuve de discipline, de patriotisme et de vigilance, tout en les invitant à mieux connaître l’histoire de l’Afrique afin de comprendre les défis actuels.
La connaissance du passé foi du Chef de l’Etat, « constitue un élément essentiel pour construire un avenir plus souverain. »
Fermeté face aux comportements jugés anti-révolutionnaires
Dans une autre partie de son intervention, le Chef de l’État a dénoncé ce qu’il considère comme des campagnes de désinformation dirigées contre le Burkina Faso.
Il a accusé certains médias étrangers et des Burkinabè vivant à l’extérieur de relayer des informations destinées selon lui, à affaiblir le pays et à semer le doute au sein de la population.
Le Président du Faso a appelé les citoyens à ne pas se laisser influencer par ces informations et à rester concentrés sur les objectifs de la révolution en cours.
Le Chef de l’État a également, adressé un message aux membres du gouvernement, aux responsables administratifs ainsi qu’aux opérateurs économiques.
Il a averti que tout comportement contraire aux objectifs de la révolution ferait l’objet de sanctions, quelle que soit la fonction occupée par son auteur.
Le Président du Faso a insisté sur le fait qu’aucun responsable ne bénéficie d’un traitement de faveur et que tous sont tenus de respecter la ligne fixée par les autorités.
Le Président Traoré chute en dévoilant son ambition de bâtir un Burkina Faso souverain, capable de répondre lui-même aux besoins de sa population.
Il a plaidé pour une meilleure gestion des ressources nationales afin de garantir l’accès à l’eau potable, aux infrastructures, à l’éducation et à des conditions de vie dignes pour tous.
Il a invité l’ensemble des Burkinabè à rester mobilisés autour des objectifs de développement et de souveraineté. Car, martèle-t-il, « une nation unie relèvera durablement les défis sécuritaires, économiques et sociaux auxquels elle est confrontée ».

