Dr Cyriaque Paré, PDG de journal en ligne Lefaso.net
Le Burkina Faso traverse depuis 2015, une crise sécuritaire liée aux attaques terroristes qui ont fait des personnes déplacées. Les professionnels des médias, ont décidé de franchir une nouvelle étape dans leur contribution à la lutte contre ce mal. À travers l’adoption solennelle d’un Pacte des médias burkinabè, les hommes des sans voix, affirment leur engagement patriotique en faveur de la paix, de la cohésion sociale et de la reconquête du territoire.
Par Jean Marc Kambou, collaborateur
C’est un accord qui intervient dans un contexte où le pays continue de faire face à des attaques terroristes et des déplacements de populations.
Et pire, à une prolifération de discours haineux et de fausses informations qui sapent les efforts de l’État et des forces combattantes.
Reconnaissant leur rôle stratégique, les professionnels des médias se sont mis d’accord pour mettre leur plume, leur voix et leurs canaux de diffusion au service de la Nation.
Conscients de leur devoir contributif et pas des moindres envers la patrie, les signataires du pacte affirment par là, leur volonté d’apporter leur pierre à l’élévation de l’édifice et à la sauvegarde de l’intégrité du territoire burkinabè.
Concrètement, ces acteurs s’engagent à promouvoir des contenus médiatiques favorisant la paix, la cohésion sociale et la solidarité nationale.

Ils veulent soutenir les Forces combattantes dans leurs efforts, en relayant des informations objectives sur leurs actions.
Mieux, la presse burkinabè s’engage à lutter contre la désinformation, la diabolisation et la démoralisation orchestrées par les ennemis à travers les réseaux sociaux et certains canaux de communication.
Dans le document intitulé le pacte des médias burkinabè, au delà du respect des principes de l’éthique et de la déontologique du journalisme, les médias burkinabè s’engagent à jouer pleinement leur rôle social afin que le pays retrouve sa quiétude d’antan.
Ainsi , cet engagement des hommes de médias se veut être un rempart contre les fake news, tels que constaté actuellement.
Le pacte souligne avec fermeté, la nécessité de combattre les fake news et autres contenus malveillants qui compromettent la lutte contre le terrorisme.

Les professionnels des médias dénoncent la manipulation de l’information par les groupes terroristes et affirment leur rôle en tant que contre-pouvoir loyaliste dans la guerre de l’information.
Ainsi les fils et filles d’une même nation se donnent la main d’association pour une union sacrée autour de la mère patrie.
Pour les signataires, l’union sacrée de tous les Burkinabè est indispensable pour surmonter la crise.
Et dans cette dynamique, le média n’est pas un simple observateur, il devient un acteur engagé, éducatif et mobilisateur.

Le pacte appelle donc à une synergie entre les institutions, les populations et les médias pour un avenir plus sûr.
En adoptant ce pacte, les médias burkinabè réaffirment leur place dans la défense de la Nation.
Ils lancent ainsi un appel à la responsabilité, à la vigilance, mais aussi à l’espoir, convaincus que l’information bien utilisée peut être une arme puissante contre la terreur.

