Le gouvernement burkinabè injecte 1 milliard 70 millions FCFA pour l’opération « zéro poulailler vide ».
Le gouvernement burkinabé injecte 1 milliard 70 millions FCFA pour la première édition de l’opération « Zéro poulailler vide ». L’information a été révélée au public par le ministère délégué auprès du ministère de l’agriculture, de l’eau , des ressources animales et halieutiques, chargé des ressources animales au cours d’une conférence de presse animée le vendredi 21 août 2026, dans la salle de conférence du MAERAH.
Dans le cadre du « produisons et consommons burkinabé » et de l’atteinte à la « souveraineté alimentaire » 2026-2028, prônés par la révolution progressiste et populaire (RPP), le gouvernement burkinabé a initié l’opération « Zéro poulailler vide » pour la réalisation de cette opération, l’État injecte 1 milliard 70 millions FCFA.
Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre de l’offensive agropastorale et halieutique 2026-2028.
La filière avicole occupe une place importante dans l’économie nationale malgré les défis liés à l’insuffisance de poussins de qualité, au coût des aliments, l’accès au financement et la persistance des maladies aviaires.

En outre, le poulet burkinabé est exporté et avec une consommation locale estimée à 275 000 volailles par jour dont seulement 80 000 volailles pour le pool de Ouagadougou et 50 000 volailles pour celui de Bobo-Dioulasso selon les données statistiques.
Face à cela, il faut améliorer la disponibilité des produits aviaires sur le marché national afin de répondre aux besoins croissants. Pour booster ce secteur, l’opération zéro poulailler vide est initié.
Elle va doter 500 bénéficiaires à l’échelle nationale suivant des critères d’éligibilité précis pour l’aviculture d’un kit délavage avicole estimé à une valeur de 2 140 000 FCFA pour élevage moderne et 1 335 000FCFA pour l’élevage traditionnel de reproduction.
Pour sa mise en œuvre, les producteurs bénéficiaires doivent prendre des engagements et des sanctions sont prévues en cas de non respect.
Emilien Ulrich Emmanuel Ysso Bakoné, Directeur Général des productions animales, « la filière avicole occupe une place importante dans notre économie. Elle contribue à la création d’emplois, à l’amélioration des revenus des producteurs et à la disponibilité des protéines animales au profit des populations. »

D’où l’importance de cette opération qui innove par sa digitalisation, sa première application à l’élevage avicole, l’engagement des bénéficiaires à poursuivre l’activité et l’achat local des intrants, hors produits vétérinaires.
L’opération se déroulera en plusieurs étapes dont l’inscription des promoteurs sur la plateforme dédiée, la présélection des dossiers, l’inspection des exploitations retenues, l’établissement de la liste définitive, la signature des engagements, la formation des bénéficiaires, la mise à disposition des sujets et intrants, puis le suivi technique des activités par les services compétents.

