Le Procès des magistrats, des douaniers et des avocats, poursuivis pour des faits de corruption d’agent public, de divulgation d’identité de témoin et de blanchiment de capitaux, ouvert vendredi au TGI de Koupéla.
Le procès pour corruption qui implique des magistrats, des douaniers et des avocats a été renvoyé au 2 février 2026. La décision a été prise vendredi 17 janvier 2026 par le Tribunal de grande instance de Koupéla. Les demandes de mise en liberté provisoire et de dégel des comptes ont été rejetées, a constaté l’Agence d’Information du Burkina (AIB).
Par Elie Fagnaan
Les prévenus sont poursuivis pour plusieurs infractions. Il s’agit notamment de corruption d’agent public, d’acceptation de cadeaux indus, de divulgation d’identité de témoin, de blanchiment de capitaux et de trafic d’influence. Certains sont des magistrats en fonction.
À l’ouverture de l’audience, la défense a sollicité un renvoi. Elle a évoqué la nécessité de mieux s’approprier le dossier, conformément au Code de procédure pénale.
Le parquet n’a pas émis d’opposition. Après débats, le tribunal a fixé la nouvelle date au 2 février 2025.
La défense a ensuite, plaidé pour la mise en liberté provisoire. Elle a soutenu que la détention doit rester exceptionnelle. Elle a aussi estimé qu’aucune pression sur les témoins n’était à craindre.
Le parquet a requis le maintien en détention. Il a indiqué des risques de troubles à l’ordre public et l’absence de garanties sécuritaires suffisantes. Le tribunal a suivi cette position.
L’affaire trouve son origine dans des révélations faites en novembre 2025 par le Korag. Elles font état d’un réseau de corruption au sein de la justice à Ouagadougou.

