Les Ministres en charge de l'Enseignement de base, de l'Enseignement secondaire et de l'Enseignement supérieur.
Les ministres en charge de l’Enseignement de base, de l’Enseignement secondaire et de l’Enseignement supérieur, ont engagé le lundi 13 juillet 2026 à Ouagadougou, des échanges avec les faîtières des établissements privés d’enseignement. La rencontre prépare les acteurs à l’application du décret qui porte sur la réglementation des frais de scolarité dans les établissements privés, adopté en Conseil des ministres le 29 mai et signé le 3 juillet 2026.
Par Nounpèthé Kambou
Au Burkina Faso, les responsables des établissements d’enseignement privé, ne pourront plus fixer les frais de scolarité comme ils veulent.
Le gouvernement a pris des mesures. Désormais, les frais de scolarité correspondent à l’ensemble des sommes versées par l’apprenant pour bénéficier des enseignements, des évaluations et des services pédagogiques ou académiques.
En détails, la scolarité comprendra les frais de dossier, d’inscription, de formation, de laboratoire ou de paillasse, de soutenance ainsi que ceux liés à l’établissement du diplôme.
Les responsables gouvernementaux ont présenté les nouvelles dispositions aux représentants du secteur privé. Ils ont expliqué que l’objectif de la rencontre est d’assurer une compréhension commune du texte et d’obtenir l’adhésion des acteurs pour une mise en œuvre harmonieuse.
Le ministre Thiombiano a reconnu la contribution des établissements privés au système éducatif burkinabè. Il a indiqué que cette concertation permet d’expliquer les motivations de la réforme et de solliciter l’accompagnement des faîtières dans son application.
Les autorités ont également annoncé l’instauration d’une catégorisation des établissements privés en trois niveaux.
Ce classement reposera sur des critères de qualité et sur les résultats des évaluations. Il servira de base à la fixation des frais de scolarité, afin d’établir un lien entre le coût de la formation et la qualité des prestations offertes.
Cette réforme selon le gouvernement, doit encourager les établissements privés à renforcer leurs investissements pour améliorer les conditions d’apprentissage.
Les préoccupations exprimées par les représentants du secteur ont été examinées, tandis que les ministres ont réaffirmé leur disponibilité à accompagner la mise en œuvre des nouvelles mesures.
Cette concertation précède la conférence de presse conjointe des trois départements ministériels prévue le 14 juillet 2026.

