Des prisonniers burkinabè.
Le gouvernement burkinabè veut faire du Travail d’intérêt général (TIG), une peine de référence pour les infractions mineures. Le projet de loi qui modifie la législation déjà en vigueur, a été adopté en Conseil des ministres du jeudi 25 juin 2026. Il sera transmis à l’Assemblée législative du Peuple
Par Elie Fagnaan
La réforme vise à améliorer l’efficacité du dispositif instauré en novembre 2024. L’application de cette loi, a mis en évidence, plusieurs insuffisances. Il s’agit notamment, du faible recours au Travail d’intérêt général (TIG) par les juridictions.
Le ministre de la Justice, Rodrigue Bayala, a indiqué qu’en laissant au juge une large marge d’appréciation, le texte actuel n’a pas permis d’imposer cette peine comme « une véritable alternative à l’emprisonnement pour les infractions de moindre gravité. »
Ainsi, ce projet de loi introduit plusieurs innovations. Il prévoit le prononcé automatique du TIG pour certaines infractions mineures, la prise en compte des prestations intellectuelles parmi les travaux pouvant être exécutés, ainsi que l’exclusion des infractions liées au terrorisme et de certains crimes de son champ d’application.
Aussi, le texte instaure-t-il un régime permanent permettant de convertir certaines peines d’emprisonnement en peines de Travail d’intérêt général.
Pour les autorités burkinabè, cette réforme doit contribuer à réduire durablement la surpopulation carcérale et renforcer la production agricole pénitentiaire.
Elle permettra également, la participation des personnes condamnées aux actions de développement en rendant le régime du TIG plus cohérent, crédible et effectif.

