Les participants à la cérémonie de lancement de la deuxième promotion du Programme de reconversion des diplômés du système universitaire (PRDSU).
Le ministre en charge de la Formation professionnelle, le Pr Moumouni Zoungrana, a lancé le lundi 19 octobre 2026, à Burkina Suudu Bawdè (BSB), la deuxième promotion du Programme de reconversion des diplômés du système universitaire (PRDSU). Au total, 1 033 diplômés sans emploi ont été retenus pour suivre une formation professionnelle dans l’objectif de développer des compétences pratiques et de favoriser leur installation à leur propre compte.
Par Elie Fagnaan
Cette nouvelle promotion intervient après une première édition organisée en 2025, qui avait accueilli 260 bénéficiaires.
Pour cette deuxième cohorte, les candidats ont été sélectionnés parmi 2 532 dossiers à la clôture des inscriptions le 10 octobre 2026, selon Edwige Bako, Secrétaire générale de BSB, intervenant au nom du Directeur général de l’institution.
Le nombre d’inscrits montre à l’en croire, l’importance du programme et son impact au sein de la cible.
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Le programme foi de Mme Bako, apportera une réponse aux difficultés d’insertion professionnelle des diplômés de l’enseignement supérieur en leur ouvrant des perspectives dans des métiers porteurs.
Les bénéficiaires suivront une formation de trois mois dans l’une des huit filières proposées par Burkina Suudu Bawdè (BSB), la Maison des compétences du Burkina.
Les domaines retenus couvrent principalement l’aviculture, la pisciculture, la maintenance des terminaux TIC et la sécurité électronique.

Il y a également, l’entrepreneuriat en communication digitale, l’art culinaire, les métiers de référent digital, la boulangerie-pâtisserie polyvalente et la transformation des tubercules.
Ainsi, le PRDSU permettra aux participants, d’acquérir un savoir-faire directement mobilisable dans leurs activités professionnelles.
L’objectif répète le ministre de tutelle, le Pr Moumouni Zoungrana, est de faire du diplôme universitaire, un point de départ vers l’emploi, plutôt qu’un titre sans débouché.

Au nom des bénéficiaires, Abdoulaye Belem a exprimé sa reconnaissance aux autorités et a promis un engagement sérieux des apprenants. « Nous prenons l’engagement de bien suivre cette formation qui est une opportunité pour nous », a-t-il déclaré.
Il estime que l’entrepreneuriat constitue une voie d’insertion adaptée aux difficultés rencontrées par les jeunes diplômés. « L’entrepreneuriat qui est visé à la fin de cette formation, est la meilleure voie d’insertion professionnelle », a-t-il ajouté.
Le gouvernement mise sur la formation et l’entrepreneuriat
Dans son discours, le Pr Moumouni Zoungrana a inscrit le programme dans la volonté de réorienter le système éducatif burkinabè vers les besoins du pays.
Il a rappelé l’engagement du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, de faire de l’université, une option plutôt qu’une obligation.
Le ministre a également évoqué le pacte pour la refondation de l’école burkinabè, destiné, selon lui, à engager une transformation du système éducatif.

Le PRDSU représente le volet consacré aux diplômés déjà sortis de l’université et confrontés au chômage.
« Les parents ont investi, ils ont fait une formation, ils ont un diplôme, mais pas d’emploi. Qu’est-ce qu’on fait ? C’est pourquoi ce programme est là, pour rattraper au moins ceux qui ont fini et qui ont des difficultés », a expliqué le ministre.
Il a insisté sur la nécessité de mesurer les résultats du programme à partir des compétences acquises et des perspectives professionnelles offertes aux bénéficiaires.
À ses yeux, la formation doit déboucher sur des activités concrètes, et non sur une simple accumulation de certificats.
Des exigences de discipline et de résultats
Le ministre en charge de la formation professionnelle et technique, Pr Moumouni Zoungrana, a demandé aux apprenants de suivre les cours avec assiduité et de faire preuve de discipline. Il a appelé les encadreurs à maintenir un niveau d’exigence élevé pendant toute la formation.
« Celui qui vient, il se met au sérieux. Parce que nous attendons des résultats. Point », a-t-il averti.
Le ministre a précisé que le programme ne devait pas servir de simple étape supplémentaire dans l’attente d’un concours de la fonction publique.

Il attend des bénéficiaires, qu’ils mobilisent les compétences acquises pour créer leurs propres activités, avec un éventuel accompagnement de l’État dans la limite de ses moyens.
« On vous forme. Ce n’est pas pour que vous alliez faire un concours de la fonction publique. Non ! C’est pour qu’en sortant, vous vous installez à votre propre compte », a-t-il lancé.
Pour le ministre, la réussite dépendra aussi de la détermination des apprenants après leur formation. Il a rappelé que les ressources naturelles ne suffisent pas à assurer le développement d’un pays et que la qualification de sa population constitue un facteur essentiel.
La deuxième promotion du PRDSU devra donc, démontrer sa capacité à transformer cette formation en possibilités réelles d’activité économique.
Les 1 033 bénéficiaires ont été appelés à prendre pleinement leur engagement au sérieux, dans un contexte où l’insertion professionnelle des diplômés demeure un défi pour les autorités burkinabè.
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