Dr Aboubacar Nacanabo, ministre de l’Économie et des Finances.
Le Burkina Faso a enregistré une croissance économique de 5,3 % en 2025, contre 1,8 % en 2022, tandis que le déficit budgétaire est passé de 11 % à 1,4 % du produit intérieur brut (PIB). L’inflation, qui atteignait 14,1 % en septembre 2022, a également reculé à -0,5 % en 2025. Ces chiffres ont été mis en avant par Dr Aboubacar Nacanabo, ministre de l’Économie et des Finances lors du Dialogue avec le peuple, pour illustrer l’évolution de la situation économique nationale depuis l’arrivée du capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir.
Par Elie Fagnaan
Les projections présentées par le Ministre Nacanabo lors de l’exposition gouvernementale consacrée à la redevabilité, indiquent que la croissance devrait atteindre 6 % en 2026.
Dans le même temps, les recettes de l’État ont progressé de 2 505,7 milliards de FCFA en 2022 à 3 311 milliards de FCFA en 2025, soit une hausse de plus de 800 milliards de FCFA en trois ans.
Ces performances interviennent dans un contexte marqué par la crise sécuritaire, les besoins d’assistance aux populations affectées et la nécessité d’assurer le fonctionnement de l’État tout en finançant les investissements publics.
Face à ces défis, le gouvernement affirme avoir privilégié la mobilisation des ressources nationales et une gestion orientée vers le renforcement de la souveraineté économique.
Pour le ministre en charge des finances, les recettes supplémentaires doivent contribuer au financement des infrastructures, de l’éducation, de la santé et des autres priorités nationales.
« Ce ne sont pas simplement des statistiques. Ce sont les traces comptables d’un pays qui refuse de renoncer », a-t-il souligné, insistant sur la portée concrète des ressources mobilisées.
Le ministre a rappelé le rôle stratégique de son département dans la conduite des politiques publiques. « Dans le Burkina Faso d’aujourd’hui, nous pouvons ajouter qu’il est aussi le carburant de la souveraineté, le ciment du développement et l’instrument de notre dignité nationale », a-t-il déclaré à propos de l’argent public.


1 a réfléchi à «Burkina: la croissance atteint 5,3 % en 2025 et le déficit budgétaire tombe à 1,4 %»