Le ministre en charge de la Formation professionnelle, le Pr Moumouni Zoungrana.
Le gouvernement burkinabè veut mieux adapter la formation professionnelle aux besoins du marché de l’emploi. Le Conseil des ministres du 30 juillet 2026, a adopté un décret du ministère en charge de l’Enseignement professionnelle, qui institue le Répertoire général des métiers de la formation professionnelle.
Par Nounpèthé Kambou
La réforme vise à aligner les offres de formation sur les réalités socio-économiques du Burkina Faso.
Elle ambitionne de renforcer l’employabilité des jeunes en orientant les apprentissages vers les secteurs les plus porteurs.
Selon le ministre en charge de la Formation professionnelle, le Pr Moumouni Zoungrana, le nouveau répertoire définit les métiers qui seront enseignés dans les établissements de formation.
Il couvre quinze secteurs d’activités considérés comme prioritaires par l’État afin de répondre plus efficacement aux besoins du marché du travail.
« Nous avons fait effectivement le répertoire des métiers pour préciser le travail qui sera fait dans ces établissements. C’est un répertoire qui intègre 15 secteurs d’activités prioritaires pour l’État (…) dans lesquels véritablement on va orienter la formation pour pouvoir réagir à l’emploi », explique le Pr Moumouni Zoungrana.
Parmi les domaines retenus, figurent l’agriculture, l’élevage, les mines, l’artisanat, la santé, la communication, la sécurité ainsi que la transition digitale.
Ces secteurs sont jugés essentiels pour soutenir le développement économique et favoriser l’insertion professionnelle.
À l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a indiqué que cette décision s’inscrit dans la dynamique des réformes engagées pour renforcer les compétences nationales et accompagner le développement du Burkina Faso.

