Pr Moumouni Zoungrana, ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique.
Le top départ des épreuves physiques et sportives du baccalauréat session 2026, a été donné le jeudi 21 mai au Lycée technique national Aboubacar Sangoulé Lamizana. Au total, 105 984 candidats sont attendus cette année, soit 7 004 de moins qu’en 2025. Une baisse qui suscite des commentaires mitigés dans l’opinion, mais que le gouvernement présente comme un signal positif pour la formation professionnelle.
Par Siébou Kansié
Pour les autorités éducatives, cette diminution ne traduit pas un recul du niveau scolaire. Elle reflète plutôt l’orientation croissante des jeunes vers les filières techniques et professionnelles.
Selon le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, les formations qualifiantes comme le BEP et le CAP attirent désormais davantage d’élèves.
Le gouvernement y voit une avancée conforme à la vision du Président du Faso, Ibrahim Traoré, qui fait de la formation professionnelle un levier de souveraineté économique et d’employabilité des jeunes.
Accompagné du ministre de l’Enseignement de base, Jacques Sosthène Dingara, Moumouni Zoungrana a encouragé les candidats à affronter les épreuves avec sérénité.
« Le stress est normal », a-t-il rassuré, avant de rappeler aux élèves qu’ils bénéficient du soutien des enseignants, des encadreurs, des parents et de l’administration.
Le ministre a également salué la mobilisation des acteurs éducatifs sur toute l’étendue du territoire, y compris dans les zones à défis sécuritaires.
Sur le terrain, les candidats oscillent entre stress et détermination. « Les paroles du ministre nous ont rassurés », a confié Compaoré Georges après les premières épreuves. Même sentiment chez Djamilatou Derra, qui dit aborder cette étape avec confiance et courage.
A lire aussi: Epreuves sportives baccalauréat 2026 : « On est là pour tout péter…», Christian Negué

