Les attaques coordonnées du 25 avril au Mali continuent de susciter des réactions. La dernière en date est une protestation du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République du Mali, contre les autorités du Royaume d’Arabie saoudite. C’était au sujet de l’entrée illégale sur le territoire du journaliste Ibrahim Moustapha, de la télévision d’État Al Arabiya et de sa succursale Al Hadath.
Par Yaniss Pognon
Dans la note, le ministère chargé des Affaires étrangères exprime sa vive protestation et sa désapprobation à la suite de l’entrée illégale sur le territoire malien de Ibrahim Moustapha, correspondant de la télévision d’État Al Arabiya et de sa succursale Al Hadath.
Le ministère rappelle que cette façon de faire est une violation flagrante de la souveraineté du Mali et plus grave, le journaliste était en complicité avec des groupes terroristes.
Par la même occasion, Bamako récuse les «informations mensongères et dénuées de tout fondement, publiées par le susnommé». Selon les autorités maliennes, l’objectif était de jeter le discrédit sur les Forces de Défense et de Sécurité du Mali.
Le ministère indique clairement que c’est un manquement grave aux règles d’éthique et de déontologie journalistique et attire l’attention sur le fait que de «tels agissements, inacceptables, de la part de médias basés en Arabie Saoudite, sont de nature à entacher les relations bilatérales entre les deux pays.»
Au regard de la gravité des faits, ils sont passibles de sanctions, conformément à la réglementation en vigueur en République du Mali,
Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale réaffirme enfin dans la note qu’aucune action d’un pays qui violerait la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’unité du Mali ne sera tolérable.

