Une partie de l'équipe des étudiants de Burkina Institute of Technology (BIT) de Koudougou, Emmanuel Bationo et Nouria Zongo, qui ont mis au point, l'alcootest digital.
Une équipe d’étudiants du Burkina Institute of Technology (BIT) de Koudougou, a présenté trois prototypes qui répondent aux problèmes de sécurité, de productivité et d’agriculture. Refletinfo.net a suivi une démonstration à la faveur de la deuxième édition de la Foire Internationale des Petits Génies du Faso (FIPEG-FASO), tenue du 24 au 26 avril 2026 au Musée national à Ouagadougou
Par Elie Fagnaan
La démonstration a été faite par Emmanuel Bationo, étudiant en troisième année de génie électrique, et Zongo Nouria, étudiante en deuxième année de génie mécanique.
Ils sont tous membres du club de technologie de leur établissement. « Nous sommes venus proposer des solutions face à certains problèmes que nous avons constatés », explique Emmanuel Bationo.
Un alcootest digital
Le premier prototype présenté est un alcootest de nouvelle génération. Un alcootest digital. Contrairement à l’instrument classique qui nécessitait un souffle ou une prise de sang pour déterminer le taux d’alcool dans le sang, celui-ci fonctionne par un simple contact avec la peau.
L’appareil détecte le taux d’alcool à partir de la transpiration. « Le système est plus rapide, plus hygiénique et plus fiable », assure l’équipe.

Leur objectif en perfectionnant l’alcootest existant, est de limiter les accidents de la route et les incidents en milieu professionnel, notamment dans les secteurs à risques comme les mines. L’ancien appareil est protocolaire et posait un problème d’hygiène, a-t-elle relevé.
La seconde innovation est une tour motorisée destinée aux potiers. Elle est équipée d’un moteur électrique à vitesse variable et d’une batterie rechargeable à l’énergie solaire ou sur secteur.

Elle est mise au point pour faciliter le travail des potiers. Le dispositif permet d’augmenter la productivité en réduisant l’effort physique. « Le potier peut régler la vitesse selon ses besoins, produire davantage et travailler plus confortablement », a souligné Nouria Zongo.
Enfin, les étudiants ont présenté une désherbeuse électrique télécommandée. Elle est en phase de finalisation.
La machine peut être pilotée à distance via un téléphone. Elle vise à moderniser les pratiques agricoles en rendant le désherbage moins pénible et plus efficace.

Ces prototypes des jeunes ingénieurs du BIT sont des solutions aux problèmes réels que vivent les populations. La FIPEG-FASO est une fenêtre pour découvrir les talents des jeunes burkinabè.

