Le président du Niger, le général d’armée Abdourahamane Tiani, affirme que les ressources naturelles du Niger, du Burkina Faso et du Mali constituent l’une des principales motivations des ingérences étrangères dans l’Alliance des États du Sahel (AES).
Par Nounpèthé Kambou
Le Chef de l’Etat nigérien estime que la crise sécuritaire dans la région dépasse les questions de démocratie souvent avancées par les puissances occidentales.
Dans un entretien accordé à Télé Sahel, la télévision publique nigérienne, le 31 mai 2025, le chef de l’État nigérien a soutenu que « toutes nos ressources, qu’elles soient dans le sous-sol nigérien, burkinabè ou malien, sont l’objet de l’acharnement qu’on observe ». Selon lui, cette pression est exercée par la France, avec le soutien d’autres pays occidentaux.
Le général Tiani a également évoqué l’exploitation de l’uranium nigérien. Il a estimé que cette ressource a contribué pendant plusieurs décennies à la prospérité de la France, sans produire les mêmes retombées pour les populations nigériennes.
À ses yeux, cette situation illustre un déséquilibre historique dans l’exploitation des richesses du pays.
Le président nigérien considère enfin que la situation sécuritaire dans l’AES ne peut être expliquée par la seule volonté de défendre la démocratie.
Il appelle à une lecture fondée sur les enjeux géopolitiques et économiques liés aux ressources stratégiques de la région.

