Photo de famille des officiels avec les participants à l'issue de la cérémonie d'ouverture de l'atelier national pour la vulgarisation des outils et textes réglementaires régissant la lutte contre la rage humaine.
Ce mardi 24 février 2026 , la Direction générale des services vétérinaires (DGSV) tient un atelier national pour la vulgarisation des outils et textes réglementaires régissant la lutte contre la rage humaine transmise par les animaux au Burkina Faso. La cérémonie d’ouverture s’est tenue dans la salle de réunion du ministère de l’environnement , de l’eau et de l’assainissement a Ouagadougou sous la présidence du Dr Jean Marie Batiébo, conseiller technique et représentant le ministre délégué chargé des ressources animales.
Depuis 2017, la rage a été identifiée comme la deuxième maladie zoonotique prioritaire pour le Burkina Faso. Cette maladie contagieuse constitue un problème de santé animale et de santé publique.
Elle cause chaque année, des pertes en vie humaine notamment chez les enfants selon les spécialistes. Fort heureusement, elle est évitable par la vaccination des chiens et des chats et guérissable par une prise en charge rapide des personnes exposées.
Dans le cadre de la lutte contre cette zoonose majeure, des textes réglementaires existent au Burkina Faso. Malheureusement, ils sont peu connus du grand public d’ou la tenue du présent atelier qui s’inscrit dans une perspective de vulgarisation. L’atelier regroupe les acteurs intervenants dans la lutte contre la rage.
A l’ouverture des travaux, le Vétérinaire Capitaine Aboubacar Nacro, directeur général des services vétérinaires a relevé l’importance de la tenue dudit atelier pour le ministère et pour l’ensemble de la population.

« Il s’agit d’un problème de santé publique» indique-t-il. Pour cela, il a souhaité la bienvenue aux participants tout en les remerciant pour leur présence effective.
C’est le Dr Jean Marie, représentant le ministre délégué, chargé des ressources animales qui a présidé la cérémonie d’ouverture.
Il a, dans son discours, indiqué que la «rage est une maladie grave mais guérissable par la vaccination des animaux de compagnie qui sont la source principale de contamination des êtres humains».
«Lorsque l’homme est infecté, dès que les signes se déclarent, il n’y a pas de traitement possible. C’est la mort à coup sûr » déplore le conseiller technique.
Ainsi, «Cette maladie nous interpelle sur l’urgence de renforcer les capacités de prévention et de contrôle et surtout de cordonner nos efforts dans une approche intégrée et synergique One health», justifie-t-il. Face à cela, des mesures sont prises pour endiguer la phénomène.

L’objectif vise donc à « vulgariser ces outils et textes afin que tous les acteurs puissent agir dans le même temps et dans la même direction», indique M. Batiébo.
Il a salué l’engagement des acteurs sur le terrain tout en remerciant les partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement apporté au Burkina dans cette lutte contre la rage.
Au Burkina Faso, la rage est endémique, enzootie c’est-à- dire qui persiste parce que des cas existent malgré les efforts déployés. Depuis deux ans, la vaccination est rendue gratuite.
En 2025, près de 70000 animaux ont été vaccinés. Aujourd’hui, les données provisoires indiquent 140000 animaux vaccinés.

