Sindi Issaka Arthur Zagré, Président de la Délégation Spéciale de la commune de Réo
Annoncée par le gouvernement burkinabè, la réouverture de la mine de Perkoa est accueillie avec satisfaction par les autorités de la commune de Réo. Dans une interview accordée à Refletinfo.net, Sindi Issaka Arthur Zagré, Prefet, Président de la Délégation Spéciale de la bourgade de Réo, se réjouit de la décision du gouvernement de rouvrir la mine. Il se montre plus satisfait parce que c’est une entreprise nationale, la Société de participation minière du Burkina (SOPAMIB) qui reprendra la gestion. La réouverture dit-il, va favoriser la création d’emplois, accroître les recettes fiscales et contribuer au développement des entreprises locales. La commune est prête à accompagner le redémarrage des activités et plaidé pour davantage d’opportunités de formation et d’emploi au profit des jeunes.
Par Jean Marc Kambou, collaborateur
Reflet info (RI): Comment avez-vous accueilli la réouverture de la mine de Perkoa annoncée par les plus hautes autorités ?
Arthur Zagré (AZ): C’est avec joie que nous avons accueilli la nouvelle de la réouverture de la mine de Perkouan. Nous sommes d’autant plus content parce que c’est une société d’Etat qui reprend cette mine notamment la SOPAMIB.
Reflet info (RI): Quelles sont, selon vous, les principales retombées économiques et sociales attendues de la réouverture de la mine de Perkoa pour la commune de Réo et ses populations ?
Arthur Zagré (AZ): Avec cette réouverture, la commune va bénéficier des retombées socioéconomiques principalement la création d’emploi pour les populations qui va contribuer à réduire le chômage et accroître le revenu des ménages.
Cela va aussi, accroitre les recettes fiscales avec les taxes superficiaires et autres taxes connexes et le Fonds minier pour le développement (FMD). Ajouter à cela, le relèvement de certaines entreprises locales
Reflet info (RI): Quelles dispositions la commune entend-elle prendre pour favoriser l’emploi des jeunes et permettre aux entreprises locales de bénéficier des opportunités liées à la reprise des activités minières ?
Arthur Zagré (AZ): La réouverture étant assurée par la SOPAMIB donc l’Etat, nous sommes disposés à accompagner la société dans le processus de démarrage des activités à travers la communication avec les populations des villages impactés dans notre commune notamment auprès des coutumiers, des religieux, des jeunes, des femmes et de toutes les personnes ressources.
Nous ferons également le plaidoyer auprès de la SOPAMIB pour la promotion des emplois et des formations au profit des jeunes.
Déjà avec les réformes du secteur minier contenue dans le nouveau code minier et la loi sur le contenu local, nous sommes rassurés que ces questions sont déjà prises en compte par la SOPAMIB.
RI Quelles sont vos principales attentes vis-à-vis de la société minière en termes d’accompagnement de façon durable au développement de la commune ?
Arthur Zagré (AZ): Nous attendons de la SOPAMIB, la création des emplois pour les jeunes, le relèvement des entreprises locales, l’accroîsement de l’assiette fiscale de la commune et la promotion de la cohésion sociale.
Reflet info (RI): Dans les échanges qui ont eu lieu avant la réouverture, avez-vous abordé ces questions sur la responsabilité de cette entreprise minière vis-à-vis de la collectivité que vous êtes ?
Arthur Zagré (AZ): Les questions relatives à la responsabilité de la société vis-à-vis de l’Etat et des collectivités territoriales, sont encadrées par des textes législatifs et règlementaires en vigueur, notamment ceux que j’ai évoqués précédemment.
Ces textes définissent les obligations de l’entreprise ainsi que les mécanismes de collaboration et de contribution au développement des collectivement concernées. Tout échange dans le sens de la réouverture, ne se déroule pas hors de ce cadre.

