Les membres du tribunal.
Au procès de Yé Yaké Camille le 25 février 2026, Evariste Sawadogo, agent de l’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC), a fermement rejeté toute accusation de corruption. À la barre, il a reconnu que Yé Yaké Camille s’était rendu chez lui au décès de son frère pour lui présenter ses condoléances. Cependant, il nie avoir reçu un million de francs CFA selon les déclarations attribuées à Amidou Tiégnan.
Par Élie Fagnaan
Evariste Sawadogo a expliqué que la mission d’audit au ministère de l’Action humanitaire s’est déroulée du 15 avril au 14 juin 2024.
Elle portait sur la gestion 2022-2023. Dès le début, lui et ses collègues ont refusé un déjeuner proposé par le ministère. « Cela ne se fait pas en mission d’audit », a-t-il tranché.
Concernant la visite de Yé Yaké Camille, Evariste Sawadogo affirme ne pas le connaître. Selon lui, le prévenu s’est présenté après le décès de son frère et lui a remis une enveloppe.
« Je ne l’ai même pas ouverte », a-t-il déclaré. Devant le juge d’instruction, Yé Yaké Camille aurait reconnu y avoir mis 10 000 FCFA par compassion.
Le procureur a évoqué une somme de 40 millions FCFA destinée à soudoyer les contrôleurs. Le témoin balaie l’allégation. « On ne peut jamais nous corrompre », insiste-t-il.
Il réfute également avoir reçu un million de francs CFA, contrairement aux déclarations attribuées à Amidou Tiegnan.
Lors de l’audit, deux comptes n’ont pu être contrôlés, faute de pièces justificatives. Evariste Sawadogo maintient sa version. Il dit avoir toujours agi en toute intégrité.

