Me Victoria Irène Nébié, avocate au barreau.
L’avocat Arno Sampébré comparaît devant le Tribunal de grande instance de Koupèla. Il est poursuivi pour révélation illégale de l’identité d’un témoin protégé et violation du secret professionnel. Les faits se seraient produits dans la province du Kouritenga.
Par Elie Fagnaan
À l’audience, la défense a contesté la matérialité des infractions. Me Victoria Irène Nébié, avocate au barreau, a soutenu que les éléments du dossier ne permettent pas d’établir clairement la culpabilité de son client.
« Le droit est une science qui a ses règles, ses méthodes, ses principes et ses exceptions », a-t-elle déclaré.
L’analyse des faits fait apparaître des zones d’ombre, dit-elle. Elle a invité le tribunal à s’interroger sur la possibilité pour son client, d’avoir révélé un secret dont il n’aurait pas été dépositaire. « A-t-il pu éventer un secret qu’il ignorait ? », a-t-elle plaidé.
Pour la défense, les infractions ne sont pas constituées. Soit en raison de l’absence d’éléments constitutifs, soit au bénéfice du doute raisonnable.
Me Nébié a demandé la relaxe pure et simple de son client et des autres prévenus. À défaut, elle a sollicité la clémence du tribunal.
Elle a évoqué les souffrances et les humiliations déjà subies par les mis en cause, avant même le jugement. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour le 24 février 2026.

