Photo de famille à l'issue de atelier national de restitution des prévisions agro-hydro-climatiques.
L’Agence nationale de la météorologie (ANAM-BF) alerte sur une saison hivernale 2026 marquée par des débuts tardifs, des pluies irrégulières et des risques accrus d’événements extrêmes. L’annonce a été faite le 24 avril 2024 à Ouagadougou, lors d’un atelier national de restitution des prévisions agro-hydro-climatiques.
Par Elie Fagnaan
Plusieurs régions selon les experts, connaîtront un retard dans l’installation des pluies, notamment, le Bankui, le Goulmou, le Nakambé et la Tapoa. Entre juin et août, les cumuls pluviométriques seront globalement normaux, mais avec une tendance déficitaire dans les zones du Liptako, du Soum et du Yatenga.
Des séquences sèches en début de saison pourraient fragiliser les cultures. À cela, s’ajoute un risque élevé de vents violents et de fortes pluies, susceptibles d’endommager les productions agricoles et les infrastructures.
Ces conditions pourraient affecter la sécurité alimentaire. Les autorités évoquent une baisse possible des rendements, une prolifération de ravageurs et un remplissage tardif des retenues d’eau.
Face à ces menaces, l’ANAM-BF recommande des semis après une pluie utile d’au moins 20 mm, l’usage de variétés adaptées et la mise en place de systèmes de drainage. Elle appelle également à renforcer les dispositifs d’alerte et la sensibilisation.
Les populations sont invitées à suivre régulièrement les bulletins météorologiques officiels.

