Les autorités burkinabè et les populations déblaient le Théâtre populaire.
Sous l’égide du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, une opération de nettoyage s’est déroulée le samedi, 26 juillet 2025, sur le site du Théâtre populaire Désiré Bonongo. Cette activité de salubrité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet de réhabilitation de cette infrastructure autrefois délaissée et qui était dans un état détérioration avancée.
Par Jean Marc Kambou, Collaborateur
Dans un élan de solidarité, les participants, munis de leurs râteaux, de machettes et autres outils de nettoyage ont uni leurs efforts pour redonner un nouveau visage au Théâtre populaire Désiré Bonongo de Ouagadougou.
Désherbant par ici, ramassant par là, les coups de râteaux rivalisaient avec les allées et venues des brouettes en direction des bacs à ordures.
Prenant la parole, le ministre Ouédraogo a indiqué que « le Capitaine Ibrahim Traoré a fait le serment de réhabiliter la mémoire et les idéaux du Président Thomas Sankara. »
Cette opération de déblayage est le début selon le Premier ministre, d’un projet d’envergure de réhabilitation du théâtre populaire. Tout sera mis en oeuvre pour offrir « aux acteurs culturels, un haut lieu de création, de résidence et de diffusion de leurs œuvres ».

Elle illustre la volonté politique de réhabiliter, sur le plan symbolique et fonctionnel, les espaces publics autrefois emblématiques de la vie culturelle nationale, sous le leadership du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré.
Le ministre Gilbert Ouédraogo faisait ces déclarations au nom du Premier ministre, à l’issue de l’opération mana-mana au TP.
L’opération a été initiée par Faso Mêbo, en collaboration avec le Ministère de la communication, de la culture, des arts et du tourisme.
Elle a mobilisé plusieurs des chefs coutumiers, des figures du monde culturel et artistique, le personnel de l’administration et acteurs de la veille citoyenne.
Créé en 1986 sous la Révolution, le Théâtre populaire Désiré Bonongo, fut un espace d’effervescence culturelle.
Malheureusement, il a été progressivement abandonné, victime d’une dynamique d’effacement des acquis de cette période révolutionnaire. Il a sera de nouveau réhabilité sous le leadership du Capitaine Traoré.

