Dans un communiqué publié le samedi 5 août 2023, des ONGs humanitaires ont plaidé pour l’inclusion d’exemptions humanitaires dans toutes les décisions, y compris les sanctions, afin de prévenir les effets néfastes sur les civils au Niger.
Par Nounpèthé Kambou
Selon ces organisations humanitaires, la combinaison des sanctions et des conflits avec les vulnérabilités déjà existantes au Niger pourrait avoir des effets dévastateurs sur la vie de plus de 4,4 millions de personnes vulnérables notamment des femmes et des enfants.
« En tant qu’organisations humanitaires indépendantes et neutres, nous exhortons toutes les parties prenantes à faire tout leur possible pour minimiser les souffrances humaines et veiller à ce que l’aide puisse parvenir à ceux qui en ont besoin, quelles que soient la situation ou les décisions politiques. Nous exhortons en outre toutes les parties prenantes à veiller à ce que les acteurs humanitaires puissent poursuivre leur travail essentiel sans entrave et dans le plein respect des principes humanitaires » ont indiqué ces ONGs dans leur communiqué.
En rappel le 26 juillet 2023, un coup d’Etat militaire dirigé par des officiers, a renversé le régime du président Mohamed Bazoum. En réaction à cette atteinte à la démocratie, plusieurs bailleurs ont décidé de suspendre leur coopération technique et financière avec le pays et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) a pris des mesures de sanctions dont la fermeture des frontières.
Les Nations Unies et les groupes d’aide internationale malgré la condamnation de cette rupture de l’ordre constitutionnel, n’ont pas cessé d’acheminer l’aide dans le contexte de la crise.
Selon le Directeur national du Programme alimentaire mondial (PAM), Jean-Noël Gentile « Ce n’est que si la sécurité est un problème que nous pourrons suspendre temporairement certaines opérations dans certaines zones. Mais ce n’est pas le cas actuellement »
Cependant, les vols du Service aérien humanitaire des Nations Unies (UNHAS) ont été temporairement suspendus en raison de la fermeture de l’espace aérien et des frontières territoriales.
Ce qui pourrait pourrait potentiellement affecter la réponse humanitaire dans l’ensemble de la région, qui continue à faire face aux impacts des conflits, de la sécheresse, de l’insécurité et d’autres défis.
Rappelons que le PAM, selon son directeur national Jean-Noël Gentile, a récemment établi une plate-forme logistique à Niamey comme point de transit pour les zones difficiles à atteindre dans les pays voisins, le Burkina Faso et le Mali, qui ne sont accessibles que par le Niger.
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