Des manifestants népalais en colère, ont pris d’assaut les artères importantes de la capitale népalaise et ont incendié le mardi 9 septembre 2025, le parlement. La pression populaire a poussé le Premier ministre Sharma Oli à la démission. Les manifestations ont déclenché suite au blocage des réseaux sociaux et la corruption très développé dans le pays.
Par Elie Fagnaan
Au moins 19 personnes ont perdu la vie suite aux manifestations populaires qui ont éclaté le 9 septembre au Népal. Parmi les morts, 17 sont identifiés dans la capitale. La manifestation a fait plusieurs centaines blessées, selon un bilan officiel
« Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent un épais panache de fumée enveloppant le bâtiment, au coeur de la capitale Katmandou », rapporte l’AFP.
Le couvre-feu instauré n’a pas dissuadé les jeunes révoltés suite à la coupure des réseaux sociaux. Ils sont descendus dans les rues de Katmandou ont vandalisé les bâtiments publics et des résidences de dirigeants politiques dont celle du Premier ministre âgé de 73 ans.
Un journaliste de l’AFP a indiqué qu’un groupe des révoltés s’en sont emparé des armes à feu de policiers chargés de protéger le complexe gouvernemental de Singha Durbar.
Le Premier ministre a annoncé sa démission afin de permettre une résolution de la crise, a-t-il mentionner dans une lettre au Président népalais.
« Le gouvernement est tombé, les jeunes ont gagné et pris le contrôle du pays », s’est réjoui un manifestant, Sudan Gurung, « l’avenir est à nous ».
Lundi 8 septembre 2025, la police a ouvert le feu sur des milliers de manifestants qui défilaient dans les rues de Katmandou pour exiger la fin du blocage des réseaux sociaux ordonnée quatre jours plus tôt et dénoncer la corruption des élites du pays.

