Béatrice Damiba, ancienne Présidente du Conseil Supérieur de la Communication (CSC).
Koupéla, chef-lieu de la province du Kourittenga située dans la région du Centre-Est du Burkina Faso, a vibré le samedi 14 décembre 2024,au rythme du Nakobo, une fête traditionnelle marquant la fin des récoltes. Cette célébration annuelle qui a drainé du monde autour des valeurs d’héritage et de solidarité.
Par ELie Fagnan
Le Nakobo, littéralement appelé « fête du chef » en langue mooré, est célébrée chaque fin d’année après les récoltes. Des manifestations culturelles et sportives telles que des courses hippiques, cyclistes, des matchs de football, des repas communautaires, etc., renforcent les liens entre les communautés.
Pendant cette période, des sacrifices et des prières pour remercier les ancêtres des récoltes fructueuses et pour implorer des bénédictions pour l’année à venir sont faits par les villageois.
A l’occasion, des ressortissants du Kourittenga vivant dans d’autres régions ou à l’étranger, font le déplacement pour communier avec les parents.
Béatrice Damiba fait partie de la diaspora qui a effectué le déplacement pour célébrer avec les siens, les récoltes, symbole de cohésion sociale.
« Pour rien au monde, je ne peux pas rater le Nakobo tant que je suis disponible et en bonne santé. »,a-t-elle déclaré, montrant son attachement à la culture.
L’ex-présidente du Conseil supérieur de la Communication (CSC), au-delà des festivités, a relevé le côté pédagogique et de ressourcement de Nakobo.
« Cette fête est une plongée dans nos racines, un moment de transmission et d’apprentissage. Elle relie les générations, nous rappelant d’où nous venons tout en célébrant le progrès. », dira-t-elle.

L’ancienne ministre de l’information et de la culture, a également souligné l’importance des innovations apportées à cette fête sous l’égide de Sa Majesté le Naaba Yemdé Kourit-Yir Soaba : « Il est admirable de voir comment la tradition est préservée tout en s’adaptant aux réalités actuelles. Cela démontre que nos coutumes restent vivantes et pertinentes. »
Cette édition 2024 marquée par la présence de nombreux jeunes, réjouit Béatrice Damiba : « Leur participation prouve que cette fête a un avenir. Nos jeunes sont les garants de la pérennité de ces valeurs. »
En marge de la cérémonie, des échanges ont porté sur la nécessité d’accroître la sensibilisation autour de ces célébrations dans un contexte de modernisation croissante. Et pour Béatrice Damiba, « préserver le Nakobo, c’est aussi préserver notre identité. »

