Des soldats de l'armée mauritanienne.
Les autorités mauritaniennes ont arrêté le vendredi 4 septembre 2026, 17 personnes à Bassiknou, dans le sud-est du pays, près de la frontière avec le Mali. Deux véhicules qui transportaient des armes, ont été saisis au cours de l’opération, rapporte le site d’information Cridem.
Par Nounpèthé Kambou
Parmi les personnes interpellées, figure Sanda Ould Bouamama, ancien porte-parole d’Ansar Dine, groupe jihadiste dirigé par Iyad Ag Ghaly et aujourd’hui intégré au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), lié à Al-Qaïda.
Son véritable nom serait Sidi Mohamed Ould Mohamed Ould Bouamama. Il s’agit d’une figure connue de la crise malienne de 2012-2013. À cette période, il occupait le poste de porte-parole d’Ansar Dine dans le nord du Mali.
Recherché par la justice malienne, Sanda Ould Bouamama s’était rendu aux autorités mauritaniennes au printemps 2013.
Bamako avait alors émis un mandat d’arrêt international contre lui. Il était notamment poursuivi pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre, génocide, meurtre et terrorisme.
La Mauritanie l’avait finalement libéré en 2015. Cette décision avait provoqué de vives réactions de la part de plusieurs organisations de défense des droits humains.
Après les arrestations de Bassiknou, les personnes interpellées ont été transférées à Néma, une ville située dans le sud-est de la Mauritanie. Elles doivent être interrogées dans le cadre de l’enquête ouverte par les autorités.
Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer la quantité exacte d’armes saisies, leur destination et les éventuelles ramifications du réseau.
À ce stade, les autorités mauritaniennes n’ont publié aucun communiqué officiel sur l’opération, précise Cridem.

