Les tensions montent entre le gouvernement malien et l’entreprise canadienne Barrick Gold Corporation, gestionnaire de la mine d’or de Loulo-Gounkoto.Les autorités maliennes ont bloqué les exportations d’or, accusant la société de malversations financières et réclamant un paiement de 500 millions de dollars à la suite d’un audit controversé.
Par Jean Marc Kambou, collaborateur
Dans un communiqué publié récemment, Barrick a tiré la sonnette d’alarme : « Si le blocage des exportations devait perdurer, Barrick sera contrainte de suspendre ses opérations, ce qui aurait un impact supplémentaire sur la viabilité de ce moteur économique essentiel pour le Mali. »
Selon l’audit commandé par les autorités maliennes, un manque à gagner estimer entre 300 et 600 milliards de francs CFA aurait été enregistré. En réponse, le gouvernement a pris des mesures drastiques.
En novembre 2024, plusieurs employés de Barrick ont été arrêtés et emprisonnés, tandis qu’un mandat d’arrêt a été émis contre le PDG de l’entreprise, Mark Bristow.
La mine de Loulo-Gounkoto est un pilier de l’économie malienne. En 2023, elle a produit près de 700 000 onces d’or, générant plus d’un milliard de dollars de contribution à l’économie locale.
Sa fermeture pourrait avoir des conséquences graves pour le secteur minier du pays, qui représente une partie importante du PIB national.
Cette crise survient dans un contexte de tensions accumulées entre le Mali et plusieurs acteurs internationaux. Ce qui renforce l’incertitude autour des investissements étrangers dans le pays.
Alors que Barrick rejette fermement les accusations de malversations, le bras de fer avec le gouvernement pourrait avoir des répercussions majeures, non seulement pour l’entreprise, mais aussi pour l’économie malienne dans son ensemble.
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