Le premier ministre népalais qui a ordonné la répression des manifestations les 8 et 9 septembre 2025, a démissionné. C’est une répression sanglante qui a fait au moins, 19 morts et des centaines de blessés. Les manifestants dénonçaient la corruption des élites politiques du pays et le blocage des réseaux sociaux. L’Organisation des Nations Unies (ONU), a appelé à la retenue et au dialogue.
Par Elie Fagnaan
La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, est la limitation d’accès aux réseaux sociaux. Les manifestations coordonnées par un mouvement dénommé « protestation de la génération Z », ont dégénéré quand les forces de sécurité ont ouvert le feu le lundi 8 septembre 2025 sur des manifestants.
La contestation s’est propagée à l’ensemble du pays le mardi 9 septembre et le Parlement, la Cour suprême et Singh Durbar ont été en partie incendiés.
Des domiciles de dirigeants politiques, des commissariats et même l’aéroport international ont été également pris pour cible par des manifestants.
Face à la situation qui devenait incontrôlable, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk a déclaré dans un communiqué publié depuis Genève, être consterné par l’escalade des violences et le recours inutile et disproportionné à la force contre des jeunes manifestants.
Il a indiqué que « le dialogue est la meilleure et la seule voie pour répondre aux préoccupations du peuple népalais. Il est essentiel que la voix des jeunes soit entendue. »
Il a également dit son inquiétude face aux violences commises par certains manifestants sur des bâtiments publics, des commerces, des domiciles privés et des « agressions physiques contre de hauts responsables gouvernementaux ».
À New York, le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric, a précisé qu’António Guterres « suit de près la situation au Népal » et qu’il était « profondément attristé par la perte de vies humaines ». Il a demandé « une enquête approfondie sur ces événements ».

